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En 91, à corbeil, j'ai failli passer à la trappeNovembre 1991, Corbeil-Essones, Cyclo Cross FFC, 3eme et 4 eme cat.
La course part très vite, comme souvent, et je me retrouve alors aux alentours de la 20eme position, mais en bonne forme.
Sur le circuit, il y a une descente assez raide, le long du stade, elle se passe vite mais il faut se méfier du bas, le sol est mou.
Au bout de 15 minutes de course, je finis par trouver mon rythme et j'entame alors une belle remonté, 19eme, 18, 17, 16, 15, 14... Je me sens super bien et je remonte alors les gars un par un.
2 tours comme ça, on a dépassé la mi-course, et je peux viser une très bonne place.
Je suis trop confiant, j'arrive trop vite en haut de la descente, en bas, ma roue avant se plante dans le sol, la roue se tord, le cadre se plie en 2 au niveau de la direction. J'ai les deux mains dans le cintre mais tout se passe si vite, que je n'ai même pas le temps de lâcher le guidon, je percute le sol de plein fouet de la tête, mon casque "Bell" coque rigide polystyrène explose en 2, j'ai l'impression que ma tête vient de s'enfoncer dans mes épaules, je ressens une vive douleur dans le cou au niveau des cervicales, je reste K.O sur place, assommé.
Je me mets sur le côté du circuit, et hormis d'autres bobos, je ne peux plus tourner la tête, je suis alors transporté au CHU de Corbeil.
J'ai également un gros hématome à la face, le choc a été très violent.
Résultat : Entorse cervicale et tassement, la tête ne tourne plus, je dois mettre une minerve.
Mais les jambes tournent encore. J'ai 20 ans et dès le lendemain, je participe à un VTT ou je rechute, je passe par dessus le vélo, mais cette fois, sans gravité, car j'ai eu le temps d'anticiper.
Aujourd'hui encore, parfois, je sens toujours les séquelles de cette mauvaise chute de Corbeil. Avec un casque à "boudins", ou pire, sans casque, je pense très sincèrement que je serai passé à la trappe et je n'aurai pas vécu 20 ans de plus.
J'ai attendu 2001, naissance de ma première fille, pour mettre le casque à l'entrainement, prenant conscience alors que je n'étais plus tout seul.
Je suis toujours opposé à une législation sur l'obligation du port du casque à vélo dans la vie de tous les jours, mais je soutiens l'association JP1c, car la prévention et le travail de proximité des associations sont les meilleurs atout de la prise de conscience collective /;-)
Avec un casque, pour en prendre pour 20 ans, je signe tout de suite
Aupa
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Par , le 24/11/2009
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