Team Je Porte 1 Casque

samedi 19 novembre 2011

Les casqués au Marathon Nice-Cannes

Comment clôturer une saison bien rempli ? Tout simplement en s’octroyant un dernier défi. Ce week-end les casqués seront donc au départ du marathon entre Nice et Cannes. Bonne chance à tous les participants.

Nice cannes

jeudi 27 octobre 2011

Vu dans L'indépendant ce jour

Indep du Jour

dimanche 25 septembre 2011

La Massy Romeufontaine

LA MASSI ROMEUFONTAINE DES JP1C , une cycle pleine de noblesse.

L'histoire nous raconte que la veille des grandes batailles les guerriers se réunissaient autour d'une table ronde, d'avant une potion magique avec l'enchanteur pour débattre de la stratégie, de la tenue, des casques et destriers à choisir.
C'est ainsi que la veille de la Massi Romeufontaine, dernière bataile de l'année pour les vaillants guerriers de JP1C, le chef Lolo 1er avait réuni sa tribu autour d'une table ronde. Marcellou, le popotier, avait amené la potion magique. Bien sur, le grand Fred l'enchanteur de circonstance consacrait ces breuvages et après quelques verres avait une meilleure vision de notre stratégie du lendemain. C'est ainsi rassurés que chacun rejoignait sa litière pour un repos nécessaire.
Au réveil dans la fraicheur matinale tous étaient impatients d'en découdre et surtout de se réchauffer. Placés en première ligne, il y avait là Lolo, Marcellou, le Poulet, le Papet, Yannick et la Mirgue.
09h30, le Duc local donnait enfin le départ des festivités. Après une plongée plus ou moins neutralisée vers les fours solaire d'Odeillo, c'était déjà la montée du Calvaire... Heureusement, elle n'en portait que le nom, celui du col. Histoire aussi, pour le Papet resté en réserve à l'arrière de remonter pour faire le point sur l'état de fraicheur des troupes. Tous semblaient avoir la mine des bons jours mais ne semblaient pas prêts à jouer les voltigeurs de pointe. Seul, la Mirgue avait un destrier trop fringant à maitriser et décidai donc de partir de l'avant. Le reste avait pris l'option de faire cause commune. C'est ainsi groupés que nous franchissions acclamés par la foule et sous les hourras d'un troubadour acquis à notre cause, une première fois la ligne qui au retour deviendrait celle de notre arrivée.
Quelques hectomètres plus loin nous basculions par delà le Cavaire vers les horizons non moins vallonnés que dis-je montagneux du Capcir. Emmenés par un Papet toujours à la recherche d'une source de jouvence, secondé par son fidèle lieutenant Yannick, le groupe progressait franchissant en masse (l'union fait la force) la montée de la Llagone, puis le col de la Llose, déjà dira même le royal Lolo.
La descente technique vers les entrailles du pays d'Olette allait s'avérer être un moment épique et très zigzagant pour le Papet qui poussait les guerriers vers l'inconnu à vitesse TGV effectuant un véritable slalom comme si il descendait la noire (allez la rouge) de Pyrénées 2000. Le groupe était bien comptant d'arriver dans le creu (en bas quoi !) pour remonter le Creu. Drôle de nom pour un col. D'autant que ce sera pour certain un moment de grande solitude et d'éparpillement du groupe. Yannick victime dune crevaison lente décidé de raccourcir ses délais et partais de l'avant ; le Poulet décidait d'assurer l'arrière garde, alors que Marcelllou, Lolo et le Papet faisait cause commune pour enchaîner les passages à plus de 10% qui se présentais face à nous en ordre dispersé... Pas simple ce col de 15 bornes ....
La descente et le plateau de Matemale permettait le regroupement avec le Poulet et c'est ainsi que le quartet"gavatx" allait en terminer. Le Papet encore fringant se mettait en mode triathlète et fendait la campagne roussillonnaise à franche allure trainant dans son sillage une horde de braillards francophiles et hispanisants pressés d'en terminer pour festoyer autour d'une table riche en mêts locaux et en cervoise.
Après une dernière montée que son altesse Lolo décidait de prendre à une allure de sénateur, fait de saison oblige, les quatre hommes en noir en terminait glorieusement et victorieusement leur dernière bataille de l'année et dans le premier tiers, tenez vous bien ( le classement en pièce jointe en atteste).
Maintenant chacun va regagner sa citadelle pour un rejoindre sa " Guenievre" et profiter de la trêve hivernale.
Juste un grand merci à Sebastien Duc pour sa course qui est pour moi la meilleure cyclosportive de l'année.
Le Papet


Font Romeu 1

Font Romeu 4

Font Romeu 2

Font Romeu 3

dimanche 18 septembre 2011

JP aux championnats de France des élus

JP élu
Il y a quelques mois, dans les pages régionales d'un magazine "Le Cycle", je suis tombé sur un édito relatant le championnat de France des élus. Après quelques renseignements pris sur le net, je me suis lancé dans l'aventure, un peu dans l'inconnu, ne connaissant pas du tout le niveau de ce type de course corporative.
Ma première saison avec les casqués fut riche en émotions et après un petit break forcé en juin dû à une assise endolorie, je me suis remis au boulot pour affiner ma forme tout doucement pour arriver au top, du moins je l'espérais, mi septembre. Après 2 semaines de préparation en altitude aux angles au mois d'aout, les 15 derniers jours ont été fait en récup avec des sorties spécifiques chrono. Me voilà donc parti, ce vendredi 15 septembre, en direction de la Neuville suer Essonne, dans le Loiret à 80 km de Paris, pour essayer de conquérir un titre national contre la montre le matin, et sur la course en ligne l'après midi car 2 titres distincts étaient distribués parmi les nombreux maires, conseillers et autres élus de l'hexagone.
Dès mon arrivée sur site, j'ai enfourché mon vélo pour reconnaitre le circuit de 10,5 km très vallonné avec une belle bosse de 2 km, les gros gabarits allaient doc être un peu désavantagé et convenir plus à un puncheur.L e matin du départ, je croise un coursier de l'avc aix, un autre de Roubaix puis un monégasque avec roue lenticulaire, casque profilé et j’avoue que là, je me suis dit:"qu'est ce que tu fou là !"appel : 9h48...ferrer, Mirepeisset, Aude...c'est à moi, je monte sur la rampe de lancement et...c'est parti. Les premiers tours de pédale sont primordiaux et je m'aperçois très vite que çà tourne rond, j'avale la bosse gros plateau, enchaine le faux plat venté bien calé sur mon prolongateur et me jette dans le descente 52 x 11 à 65 km/h ! le retour fut plus dur, un enchainement de toboggans font mal, il ne faut pas lâcher, les cuisses brulent, la gorge se sèche et les reins sont prêt à exploser mais la flamme rouge est déjà là...un dernier coup de collier et je coupe la ligne d'arrivée en 14 mn 59 sc, assez content et la sensation d'avoir tout donné. Et là, ma femme arrive vers moi en m'annonçant que je suis le seul, pour le moment, à descendre sous les 15 mn ! les concurrents s'enchainent sur la ligne et je reste toujours meilleur temps...pendant 30 sc je me met à rêver et là, le speaker annonce l'arrivée du champion sortant dans un temps de 14 mn pile ! le maillot tricolore ne changera pas d'épaules, mais je suis très satisfait de ma performance car je n'y croyais pas au départ.
Un peu de repos et me voilà sur la ligne pour la course en ligne en début d'aprem sur le même circuit à faire 7 fois. Dès la première ascension c'est le feu, les attaques fusent et je contre sur le haut. je me retourne et personne dans la roue, 2 solutions s'imposent, soit je me relève ou je continue, mon choix a été vite fait, c'est un France alors on y va ! Me voilà parti dans un raid solitaire en espérant attraper la bonne échappée par la suite. après 2 tours de circuit, mon avance avoisine les 2 mn et derrière toujours statuts quo, les cadors se regardent et me laissent partir... A l'amorce du 4ème tour, ma femme m'annonce qu'un quatuor est en train de revenir, je prends la décision d'en garder et de laisser rentrer. juste le temps de me retourner qu'un missile me laisse sur place dans la cote, le champion du matin a frappé ! il venait de déposer, au train, ses 3 compères pour m'enrhumer à mon tour. Le regroupement se fait, et très vite, on s'organise pour rentrer sur l'homme de tête. les relais se prennent à 45 km/h mais malgré tout, nous ne l'avons plus revu ! Hervé Deroubaix licencié dans le pas de calais, franchit la ligne d'arrivée avec 5 mn d'avance ! nous nous présentons donc à 4 pour la seconde place et ma petite pointe de vitesse me permet d'accrocher un podium derrière un ancien 1ère caté de Bretagne, le peloton des battus arrivant 2 mn derrière nous.
Deux podiums sur le week-end, j'aurais signé de suite cet hiver, mais vivement l'an prochain car je ferais tout mon possible pour gravir une marche et celle là, c'est la plus belle !!!
Jean Pascal

Demande de Licence 2012

FFC
Envie de véhiculer notre message et ainsi de grossir l’effectif casqué aux 4 coins de France ?
Voici la procédure 2012 pour devenir un nouveau licencié.

Devenir un licencié Je Porte 1 Casque''''

1/ imprimer la demande de licence à cette adresse :
clic ici ou copie le lien ci-dessous dans ton navigateur Internet http://maj.ffc.fr/com/imgAdmin/LICENCES/2012/licence_2012_v06.pdf

2/ remplir tous les documents de la demande.
Attention de ne pas oublier de faire tamponner la partie réservée au médecin ou d’accompagner votre demande d’un certificat médical

3/ établir 2 chèques :
- le 1er correspondant au montant de la licence à l’ordre de FFC
- le 2ème d’un montant de 20 € à l’ordre de Je Porte 1 Casque correspondant à l’adhésion

3/ envoyer votre demande de licence à l’adresse suivante :
Team Je Porte 1 Casque – 4 rue Jean Jaurès – 11130 Sigean

Pour toute question Laurent est à votre disposition au 06 37 365 860 ou laurent@jeporte1casque.com

Nota : Si vous remplissez dans le formulaire l'adresse de messagerie, votre licence provisoire pourra vous être transmise par courriel. Validité de la licence Les licences sont valables pour la période du 1er janvier au 31 décembre (année civile). Néanmoins, les nouveaux licenciés peuvent se faire délivrer, à compter du 1er Septembre, leur première licence portant le millésime de l’année suivante, sa validité étant alors portée de 12 mois à 16 mois.

samedi 10 septembre 2011

Le Papet au Triathlon de Saint Jean de Luz

Notre Papet casqué avait coché cette date depuis un moment. 13 ans après sa dernière participation il est revenu dans cette belle région pour un exploit de plus.
La saison 2012 s'annonce belle au sein de la section Tri des casqués.
Lire le résumé de la course clic ici

JD Tri

jeudi 8 septembre 2011

La section Triathlon est ouverte

Logo FF Tri

Nous vous en parlions depuis quelques semaines, c’est maintenant officiel.
Le Team Je Porte 1 Casque est affilié à la FF Triathlon. (n° de club en attente)
Vous pouvez donc maintenant être licencié dans une des 2 fédérations FF Cyclisme ou FF Triathlon.
Nous sommes également heureux d'avoir le soutien d'une commune dynamique et sportive. Merci donc à la mairie de Port la Nouvelle, d’ouvrir grands ses bras à 2 nouvelles sections sportives.
Vous trouverez en dessous toutes les informations pour nous rejoindre.

Contact section : Jean-Denis Gely
Phone : 06 05 10 47 43
Mail : velo.papet@orange.fr
Adresse postale club : 4 chemin de la rivière – 11510 Fitou

Nous suivre sur les différents médias sociaux
Blog : http://www.jeporte1casque.com/blog/
Facebook : Je Porte Un Casque
Twitter : Je Porte 1 Casque

* Tarif licence 2012 :
* avec tri-fonction : 160 €
* sans tri-fonction : 120 €

* Entrainement piscine :
1 boulevard du général de Gaulle – 11210 Port la Nouvelle
* lundi : 17H30 – 19H00
* mercredi : 17H30 – 19H00

* Entrainement stade :
Complexe sportif Roger Couderc - rue Alain Colas – 11210 Port la Nouvelle
* Libre d’accès pendant les heures d’ouvertures

* Entrainement vélo : dimanche matin

Toutes les séances entrainements pourront évoluer selon les horaires et la motivation de chacun

Vous pouvez télécharger les documents nécessaires à votre demande de licence ou mutation en cliquant ici

samedi 27 août 2011

Mag et Amèlie domptent le chrono

Et un week-end de plus avec des titres pour JP1C lors du 1er CHAMPIONNAT DE FRANCE MASTER de contre la montre de l’histoire.
Au championnat National Amélie monte sur la 2éme marche des Master 2 -
Au Championnat Régional du Languedoc Roussillon 1ère place pour Amélie et 3ème place pour Magali
Félicitations les filles.

chrono 2

chrono 1

mardi 23 août 2011

Paris-Brest-Paris Respect Monsieur Marcel

Marcel entre dans la cours des Grands
68H58' je pense que ce chiffre sera marqué à tout jamais dans un coin de la tête de notre Aigle des Corbières.
Il en a passé des heures, des nuits, des semaines, des mois à se préparer pour son défi de l'année et il y est arrivé.
Nul en doutais, au nom de tous les casqués RESPECT et FÉLICITATIONS.

Une pensée également à Laurent M qui pour à cause d'un chauffard a du mettre trop rapidement pied à terre. Un énorme MERCI aux nombreux participants que nous avons croisé avec les maillots Je Porte 1 Casque, ce qui confirme qu'il n'existe pas un coin de France sans un casqué.

En 1891 le « Petit Journal » organise le premier Paris-Brest-Paris. Des amateurs et des professionnels participent à ces éditions. En 1901 la course devient internationale avec deux catégories : coureurs et touristes-routiers. Les PBP 1948 et 1951 voient la fin des coureurs professionnels. Néanmoins, le nombre global de participants progresse. C’est en 1979 qu’il sera demandé aux participants d’effectuer une série de brevet qualificatifs : 200, 300, 400 et 600km, l’année de l’épreuve qui n’a lieu que tout les 4 ans. Dans le souci de limiter la taille des pelotons, plusieurs départs sont organisés.
Pour l’édition 2011, 5192 inscrits dont plus de 3000 cyclistes étrangés, avec 50 pays représentés. Huit départements seront traversés, dont les Yvelines, l’Eure et Loire, l’Orne, la Sarthe, la Mayenne, l’Ille et Vilaine, les Cotes d’Armor, et enfin le Finisterre jusque Brest, puis retour vers Paris. Tout au long de ce périple, la foule ne cesse de nous encourager, de nous féliciter. Devant chez eux les habitants nous offrent collations et ravitaillements, chaud et froid, de jour comme de nuit. L’enthousiasme du publique pour cette épreuve mythique, nous pousse d’étape en étape. Dans les pelotons une certaine fraternité prend place : échange avec ces compagnons de route, partage du dépassement de sois, recherche des limites physiques et mentales de chacun. Une expérience hors du commun, à travers d’innombrables paysages aussi magnifiques pour l’œil que tortueux pour l’organisme. Il faudra traverser trois nuits insolites, aux routes seulement éclairées que par nos petites loupiotes, et enfin le summum, arriver sur Paris. Un Paris inespéré, un pari relevé, enfin St Quentin en Yvelines avec une foule en liesse pour nous accueillir nous applaudir et nous complimenter. L’épreuve sera bouclée en 68h 50 dont 61h de selle. Quel exploit accompli par tous ces randonneurs !!! Ont aura tous gagné cette fierté intérieur qu’on appelle l’estime de soi.
Oui, Marcellou, tu auras souffert comme jamais, durant ces trois jours et trois nuits, mais qu’il sera long d’attendre 4 ans pour repartir sur cette fabuleuse aventure.


PBP 1
Marcel avec Laurent Moulineau PBP 2
PBP 3
ça c'est un vrai souvenir
PBP 4

dimanche 21 août 2011

24H00 du Mans vélo - Victoire du Team casquée

Les Filles au sommet
Je ne parle pas du pneu Dunlop, le sommet des 24 h du Mans vélo, mais du podium féminin de cette compétition. Et oui une victoire de prestige pour le Team Je Porte 1 Casque.
En plus Lolo doit être content parce que des « casqués » il y en a eu pas mal cette année en pays Sarthois.
Anthony Bavouzet a fait le voyage avec son équipe et un beau maillot noir floqué d’un flamboyant logo rose de JP1C du plus bel effet. Pour ma part, j’ai troqué ma tunique habituelle pour rouler avec l’équipe Shimano Ultégra Di2 à l’occasion des essais de ce nouveau dérailleur électrique qui m’a conquis. Mais, surtout je suis venu encourager et soutenir l’équipe féminine de Je Porte 1 casque.
Car ce sont nos gazelles qui ont fait le « buzz » ce week-end.
Drôles de dames …. Il y a d’abord Magali celle qui redouble mais qui ne sait toujours pas rouler en peloton et dont l’indexation des vitesses connait quelques tressautements. Il y a ensuite Valérie qui souffre d’une tendinite achilienne. Puis, Solène qui ne s’est pas entraîné et dont la patte du dérailleur arrière danse la Salsa. Enfin, Sylviane qui n’a jamais dépassé le 25km/h sur un vélo de cyclotourisme des années soixante (et encore pour la course, elle a enlevé la sacoche de devant…).
Oui drôles de dames…Pas du tout l’image de l’équipe que l’on s’attend à voir gagner. Peu nombreux sont ceux qui songent à miser un kopeck sur les JP1C girls ; même pas elles.
Drôles de dames …. Trois blondes et une brune. Il émane d’elles un enthousiasme communicatif : « des sourires en gerbes 24h sur 24, même au Mans » … que du bonheur, ces bergeracoise. Quatre triathlètes qui connaissent bien les vertus de l’effort de longue durée, de la ténacité et de l’esprit de groupe. Drôles de dames…. 7h30, le samedi matin, elles sont déjà les premières dans leur box, pour choisir le bon emplacement. Il y a déjà de la stratégie dans l’air. 8h 30 et c’est déjà la reconnaissance du circuit avec pour les novices la première montée du col du « Pneu Dunlop » et la photo mythique en dessous.
Ensuite c’est la longue attente.
A 11h45, j’arrive sur site et passe dans le box 30 pour voir les « petites ». Le temps de leur prodiguer quelques conseils, de prendre une photo et de vérifier que les maillots que je leur ai amenés vont bien ; des maillots aux différentes couleurs, un arc en ciel quelque sorte, prémices d’une victoire encore improbable.
Déjà 14h00, je suis de nouveau dans le box 30 et ce n’est pas sans surprise que je constate que la cohabitation avec les autres équipes se fait dans la meilleure ambiance. Les « Vulco » (pas ceux qui ont gagné… les autres, les auto, ouest…) sont tombés sous le charme, eux aussi… Ils seront d’ailleurs d’un précieux secours, notamment au moment des derniers relais. Enfin, les préparatifs vont bon train et comme toujours dans ces instants une certaine fébrilité s’installe. C’est « So » qui doit prendre le premier relais et mettre les filles sur les bons rails. « oh, Papet !... c’est quand le départ, et où je dois aller, par où j’y vais…. Comment dans 30’ ?, seulement ». Juste le temps de la rassurer et il faut y aller ; moi aussi d’ailleurs, car je tiens le vélo de Guillaume, le premier de mon équipe à partir. Je suis des yeux les filles. Elles ont la pression, même si elles font abstraction, à cette minute, de tout idée de classement quelconque, simplement elles pensent à finir pour faire honneur à Lolo.
15 heures 00’01’’, quittant leur état de somnolence due à une chaleur torride et à la longue présentation des délégations, les concurrents dans un climat de frénésie traversent la route pour rejoindre leur fidèle destrier, l’enfourcher et foncer casque baissé vers l’avant. Pour So c’est parti aussi, je la vois passer devant moi, sans un regard, malgré mes encouragements… elle est dedans, la blonde tout de blanc vêtue. Puis, c’est le grand manège qui commence ; on ne rigole jamais les uns sans les autres, ainsi les groupuscules, se forment, se déforment, se reforment au gré des changements et des prises de relais. Pendant que le Team Vulco prend rapidement les devants et impose sa stratégie, le Team JP1C gère au mieux sa course.
Au bout de quelques heures, je vais les voir ; les filles sont bien dedans et se fixe un objectif, tenir tête à leurs colocataires des équipes Vulco. Leur plan, très sobre puisque chacune fait 1h30 avant de passer le bracelet à la suivante. Pour l’instant nulle ne s’intéresse au classement féminin. La nuit tombe, des petites lucioles illuminent le circuit, autant de balafres rouges striant la piste du circuit Bugatti ; c’est féérique. Les tours se succèdent aux tours, les minutes aux minutes.
Vers 1 heures, c’est l’orage, avec une pluie grasse et inattendu. Ce coup de tonnerre, en surprend plus d’un. D’abord des concurrents qui font une rencontre très fusionnelle avec la piste du Bugatti ; j’ai personnellement pu constater le côté abrasif de ce revêtement qui m’avait jusqu’alors semblai des plus lisse qu’il soit. Mais c’est aussi l’organisation qui connaîtra les affres de la foudre. Les installations chronométriques connaissent à leur tour les inquiétudes de la « chute » et tombent en panne pendant de très longues minutes. Mais tout cela ne perturbe pas outre mesures nos cavalières. Il doit être 2 heures environ quand je repasse au box 30. Je reviens de l’infirmerie, quelques égratignures seulement. Bien emmitouflées dans leur duvet, elles ne dorment que d’un œil. Dès mon arrivée, elles ouvrent le second et je vois dans ces regards un petit doute, ou plutôt le petit regret de s’être aventuré dans cette sauterie ; la fatigue fait son apparition. Tout cela est vite effacé devant la vision d’un Papet, non pas casqué pour une fois, mais pansé. C’est l’esprit de cohésion qui reprend le dessus, puis les sourires et les moqueries à l’évocation de la gamelle. So a même la force de prendre une photo et de l’envoyer sur facebook. Elles ont oublié leur propre fatigue.
Enfin, le jour se lève et après mon relais, je repasse au box 30. Là je retrouve une Mag toute excitée : « Jidé, on est la première équipe féminine, j’y crois pas, le speaker vient de l’annoncer ». Vite on regarde le classement. Effectivement, elles sont devant mais talonnées par deux équipes. Mondial Assistance 1 (à 6) qui craquera rapidement et surtout Miss 27 (à 8) qui se montrera dangereuse jusqu’à la fin.
C’est à partir de ce moment là que les « drôles de dames » vont se transformer en de « sacrées nanas ». Ils leur poussent de nouvelles ambitions, le mirage s’estompe et de nouveaux horizons s’ouvrent à elles : « un possible victoire ».
Lolo est vite mis au courant par texto, et c’est toute la France des JP1C qui se mobilise derrière ses filles. La matière est servie, place aux cerveaux. Chacun y va de son plan ; il y a les méditatifs, les sournois, les malicieux…les sms fusent et les mobiles sonnent à tout va. Mais nos blondes, pas si blondes que ça, en ont cure. L’instant est crucial. Mag et So se concocte un plan à la Guimard ; pas de discours on va à l’essentiel. Elles passent me voir au stand Shimano et me font part de leurs intentions. Rien à redire, pour l’essentiel c’est « So » la plus forte, celle qui sait rouler en peloton qui fera le dernier des relais ; un relais de 1h45’, aidée par les Vulco du box 30.
Dans le même temps Valérie continue à soigner consciencieusement sa tendinite : « dommage que je ne puisse pas mettre de glace dessus. Maintenant, il faut tenir et rien lâcher ». C’est la triathlète qui parle.
Après pendant les quelques heures qui suivent c’est le suspens. Les miss 27 font le forcing, reviennent dans le même tour, mais c’est enfin le relais de So. Le suspens se fait de plus en plus lourd. Toute la France des casqués est derrière le site belge de chronométrage et nous tient au courant, comme si nous n’étions pas sur place. A chaque passage la surprise renouvelée de cette première place, nous fait penser à ce miracle athlétique. Super l’état d’esprit collectif des JP1C.
Dimanche 15 heures 06, So passe la ligne d’arrivée. C’est la délivrance ….ça y est c’est fait le Team Je Porte 1 casque gagne les 24 heures du Mans en équipe féminine.
Cette épopée Mancelle hisse cette fois le team de Laurent Devoyon sur la grande échelle. Quatre « donzelles » pleines de charmes sur ce podium qui font honneur au maillot jusqu’au bout ; elles refusent même de mettre immédiatement la tenue verte de vainqueur, voulant d’abord les photos avec la tunique JP1C.
Et là, moi le vétéran « désabusé » je découvre que les larmes de joies peuvent coïncider et la victoire se vivre par procuration. Et dire que j’en ai même oublié de voir le classement de mon équipe.

Drôles de dames… Valérie, Sylviane, Solène et Magali, toutes quatre venues de Bergerac avec leur esprit de clocher et d’entreprise. Des baroudeuses dont le butin peut maintenant s’enorgueillir d’un trophée international.
Nul doute qu’elles auront à cœur de le remettre en jeu en 2012.
Jean-Denis dis "le Papet"
24H Podium

Le Mans

lundi 1 août 2011

Petite sortie nocturne sur les corbières

Nocture
Le départ très tôt le matin, à la fraiche, procure un intérêt nouveau pour moi :
Le vent y souffle souvent moins fort, la température plus appropriée au premier coup de pédales, et la découverte toute nouvelle, de paysages traversés mille fois.
Aiguille du réveil callée sur 03h, petit déjeuné, préparation, et le plein de ravitaillement, me libèrent à 4h pour cette chevauché matinale. Bien sur, lampe avant, feux arrière et chasuble fluo font partie de l’indispensable matériel. Jusqu’au levé du jour très peu de voitures m’ont croisé ou doublé. Le trajet Port La nouvelle-Fonjoncouge-Albas-Villeneuve, s’est déroulé dans un silence souverain. Seul les oiseaux, et quelques bestioles mystérieuses froissant herbes et broussailles lors de mon passage, avaient droit de paroles dans cette semi obscurité. Une lune rose griffée par quelques nuages noire peine à maintenir la clarté. Les reliefs environnants prennent un tout autre aspect. Les cipres longeant la route veulent nous envelopper dans leurs branches, les falaises, comme de hautes enceintes, refusent de nous laisser passer. « Flippant tout cela, vraiment flippant !!! ». Aujourd’hui, une silhouette noir vient de traverser le chemin, vingt mètre devant moi. Trop haut pour être un chat, la queue horizontal le long du corps, un renard pressé certainement !!!
La semaine dernière, un grand bruit dans les buissons prés de moi, a déclenché un sprint immédiat sur cent mètre : un sanglier !!! Pour sur. Avec un sur plus d’attention visuel, faut être à l’écoute !!!
Et oui, voilà une autre façon de faire du vélo. Essayez-la, elle vous prendra. Virages, cotes et raidillons, ne se passent plus de la même manière. On avait tendance à dire que depuis le temps, on les prendrait les yeux fermés. Mais non, on roule sur un tout autre parcourt.
Albas, petit village habituellement écrasé par le soleil est à peine éclairés par quelques lampes jaunies, et sont cloché semble vouloir atteindre les nuages. Super coup d’œil ici, mais les plus grosses bourgades, désertées de toute vie extérieure, ne rassurent pas. Le jour se lève, et on voudrait que cela dure car le vent n’a pas encore forci. La lumière et la fraicheur du petit matin réconfortent.
Circuler en semaine, de nuit sur nos petites routes ne devrait pas êtres plus dangereux que le jour. Sur de grandes voies de circulation, les risques de collisions deviennent plus importants. Cette année deux cyclos passant leur brevet des 600 km ont perdu la vie après un choc arrière, et les automobilistes ont pris la fuite. Malgré tout, la route de nuit avec ces angoisses et ces mystères me bottent de plus en plus.
23 h 30 sur un Bordeaux-Paris avec une nuit sans sommeil, je connais, et j’en referais.
70 h sur un Paris-Brest-Paris avec deux nuit sans sommeil, le défit est de taille !!!
Je suis sur de trouver, malgré toute les difficultés physiques et morales, le plaisir le l’œil, de la découverte, et surtout, de la rencontre avec l’autre.
Marcel

lundi 11 juillet 2011

Etape du Tour Modane-Valfrèjus / Alpes d'Huez

Pour être franc, cette cyclo n’était pas prévu à mon calendrier 2011. Ce n’est pas que le parcours proposé m’impressionnait mais certains mauvais échos par rapport à l’organisation me freiné.
Après tout l’envie de me faire ma propre idée l’emportait, alors j’y suis venu, j’ai vu et j’ai été conquis.
Veille de course, je suis au village exposants pour récupérer mon dossard. Avec Fred nous discutons avec de nombreux exposant que nous connaissons par nos deux « jobs ».
Je retire mon dossard pendant que sur l’écran géant un certain Thomas Woekler déchaine la foule à quelques minutes d’endosser le maillot jaune. Après un bon diner comme nous savons le faire nous rejoignons une des plus belles chambres d’hôtel de Modane …. Ces moments sont trop trop trop bons. Il est 6h15 je prends place dans le sas n°2, il y a encore peu de monde. Tant mieux je vais pouvoir partir au plus prêt de la tête de course, non pas que je veuille faire un temps mais j’ai peur des embouteillages au pied du premier col. Cette peur va vite être supprimé de mon petit cerveau car l’organisation nous fait partir par vague de 500 ou 700 cyclos donc pas de souci de sécurité ou de bouchon.
Me voilà sous l’arche de départ, les fauves sont lâchés, comme souvent le départ se fait à fond, le terrain est également fait pour ça car jusqu’au pied du Télégraphe nous sommes sur un faux plat descendant. Je suis étonné par le comportement de tous les cyclos qui pour une fois la route fermée, tout le monde roule à droite ! C’est surement un reflex humain mais il m’interpelle.
Me voilà au pied de la première difficulté du jour, le col du Télégraphe, je ne peux dire qu’il me fasse « peur » mais passer du tout à droite au tout à gauche me fait bizarre surtout que je ne suis pas encore chaud. Même si les pur grimpeur me doublent rapidement, je grimpe plutôt bien, je m’occupe de moi car de toute façon sur ce terrain j’ai bien compris que c’est du chacun pour soit alors je grimpe à mon rythme.
Me voilà en haut du col, je suis content de cette grimpette mais je reste prudent car le gros de la journée s’annonce d’ici très peu de kilomètres. Une petit descente et me voilà à Valloir. Un gros ravitaillement est présent, je prends le temps de m’arrêter, non pas que je sois déjà à sec mais que tout les prochains ravitos solides se trouvent dans des descentes, il est donc hors de question que je perde du temps sur le profil qui me va le mieux. Fred m’encourage, me conseille sur le col qui m’attend et c’est reparti. Ne pas s’emballer mais de toute façon j’en ai pas mes moyens ;-) Le Galibier, le fameux col qui fait tant peur, long avec une fin de montée compliquée. Me voilà donc parti dans un décor magnifique accompagné par un très beau soleil. Un des avantages de cette cyclo est qu’il est rare de rouler seul. Je partage mes premiers kilomètres du col avec un Espagnol, nous échangeons sur le vélo en générale et cette belle journée.
Me voilà maintenant dans le dur, dans le rouge, dans des pourcentages bien plus élevé. Je passe devant la stèle de Marco Pantani, que de souvenirs ….. Le haut du col pointe le bout de son nez, quoi que je l’ai en point de mire depuis un moment mais avec un ascenseur, je serais arrivé plus vite. Me voilà enfin en haut du Galibier, ça fait maintenant 3H00 que j’ai pris le départ, les purs grimpeurs eux se sont régalés. Fred est là, il m’encourage ces quelques paroles font un bien fou. Je mange un peu, je mets mon gilet sans manche et hop je me jette dans la descente. Il est hors de question de prendre le moindre risque, j’essaie de prendre les roues des purs descendeurs et je laisse les casses coups partir. Nous sommes 3-4 à former un groupe qui restera unis jusqu’au pied de l’Alpe d’Huez.
La descente est terminée, nous voila maintenant sur un terrain en faux plat descendant qui nous dirige vers le Bourg d’Oisans et les fameux 21 virages. Mon petit groupe est formé d’un Français, d’un Norvégien « tanqué » comme un missile et moi. Le Norvégien va confirmer que c’est un vrai missile. Chacun de ces coups de pédales me font mal aux cuisses. Il affole mon compteur, d’un signe du bras il me demande de passer, ce que je fais vu que je ne suis pas un fainéant mais je fais chuter largement notre moyenne, pas grave il peut se reposer quelques minutes. Nous attaquons les fameux tunnels non éclairés, quelle misère !!! je décide de suivre la ligne au milieu tant pis si il y a un trou.
Ouf, le dernier est passé sans encombre, avec mes compagnons nous rejoignons un groupe, n va se mettre dans les roues et se reposer un peu ? ah ben non mon Norvégien passe comme une balle et hop nous voilà avec un bon paquet de cyclo dans nous roues. Devant à cette allure dans quelques kilomètres, je vais exploser, je propose à mon compagnon de route de faire tourner tout le monde car la musique je l’a connais par cœur. Nous sommes parti pour les emmener jusqu’à Bourg-Boisan sans qu’ils ne mettent un coup de pédale et nous exploserons dès la première rampe de l’Alpe. Je me mets donc au chaud, je profite pour bien manger, boire et profiter de tous ces beaux paysages.
Nous sommes maintenant dans la grande ligne droite qui arrive au pied des 21 virages. Je prends le temps d’enlever mon gilet car il fait chaud, je fais le point sur ce qui me reste à grignoter et surtout à boire car je pense que je vais prendre chaud. C’est clair je m’arrête faire le plein au pied de l’Alpe. Voilà les poches ont accueilli 3 gèles et les bidons sont pleins, me voilà parti pour la montée vers l’Alpe d’Huez et ces 21 virages
La première rampe se prend par un virage sur la gauche et à cet instant il se passe pas mal de choses dans ma petite tête …. J’aperçois les premiers pourcentages qui hier reconnu en voiture me faisaient peur … il y a du monde partout, j’en ai la chaire de poule, chaque coureurs qui appuient sur les pédales est encouragé … ça va être surement difficile d’arriver là haut mais une chose est certaine ça va être beau.
Je m’étonne en passant les premières rampes sans trop de difficulté, par contre qu’est ce qui commence à faire chaud ! à a sortie d’un virage les organisateurs ont placé des « arroseurs » les 3 personnes sont libre, je me fais donc arrosé de la tête au pied, punaise que c’est bon.
Comme beaucoup je cherche l’ombre, il y en a peu mais j’en profite tout de même. D’un coup je prends un coup « un coup béret » cher à notre Poulet. Je décide de me poser 2 minutes afin de récupérer plutôt que d’exploser dans peu de temps. Je m’étire et je bois. C’est reparti pour les derniers kilomètres, je lève la tête le haut de l’Alpe n’est pas si loin, la motivation revient, de toute façon je dois arriver avant le journal de 13H c’est une promesse que j’ai donnée. Me voilà l’œil sur le chrono, je pensais être loin de mon temps prévu mais finalement si j’appuie un peu j’aurai gagné mon pari. Je rentre dans la ville, il y a de plus en plus de monde, les encouragements fusent c’est énorme. Allez un dernier virage à gauche, je passe la ligne en 5h39 (temps officiel) 5h27 (temps de mon compteur) j’ai gagné mon pari.
Je reste sur le vélo, je prends le temps de récupérer. Un vieux Monsieur me parle c’est super sympa d’être réconforté dès la ligne passée. Après quelques minutes je pense à pas mal de choses : mes moments galère de 2010, mes potes qui m’ont trainé pendant des kms lors des entraînements, ma famille, mes Princesses.


Lolo 2

Début du Galibier - Arrivée à 2556 M d'altitude

Lolo 1
Patience et détermination pour cette belle grimpette vers le sommet du Galibier

Lolo double
Toujours un plaisir de croiser Laurent

Virage
C'est magnifique comme montée

le groupe
Il en fallait du courage pour monter sous cette chaleur.

dimanche 10 juillet 2011

Triathlon du CAPCIR "les casqués se jettent à l'eau"

Papet
Après deux ans d'interruption c'était la reprise triathlon sur le CD des Angles. On ne peut pas dire que j'avais fait un entrainement spécifique et j'étais plutôt fatigué après l'Ariégeoise et la campagne des Cyclos 2011.
C'est un CD où l'on peut s'attendre à mettre entre 3/4 d'heures à 1 heure de plus qu'un CD habituel. En effet, le profil du vélo avec ses deux cols à passer est plutôt typé "montagne" et la course à pied autour du lac est assez usante, avec ces petites bosses, la côte d'1km du village EDF et ses relances incessantes.

Côté natation, j'ai commis l'erreur de vouloir partir dans le paquet... mais au bout de 2 ans, j'ai perdu tous mes repaires... aussi il m'a bien fallu 500 m pour retrouver mon rythme. Après plus de 4' de transition (faut que je retravaille ça), je suis parti sur un parcours vélo à ma convenance et j'y ai pris beaucoup de plaisir...
Mais il a bien fallu terminer par la course à pied et là, je n'ai pu que limiter les dégâts... normal avec à peine 200 bornes au compteur depuis le début de l'année, je ne pouvais m'attendre qu'à souffrir...
Au final 3h14 et une 96ème place sur 222... pour un retour je ne m'attendais pas à être aussi bien classé...

Pendant ce temps Magali effectuait sereinement son half en 6h40... même pas fatiguée à l'arrivée et après deux Red bull elle était comme toute neuve. Un sacré tempérament et un grand coup de chapeau à celle qui porte très fièrement les couleurs du team JP1C
Une belle organisation, une super « paella » (j’en aurais bien ramené à la maison), des bénévoles aux petits soins et une belle journée ensoleillée.
Le mot de la fin sera pour notre grand JP1C, Jean qui est venu encouragé et même accompagné ces camarades du Team, malgré son emploi du temps des plus chargés.

PS : N'oublions pas que le vendredi après-midi, La Mirgue et sa fille ont fait leurs débuts en triathlon sur le découverte et l'avenir... peut-être va t'on finir par créer une section triathlon.....
Maintenant, cap sur St Jean De Luz le 10 septembre....
Jean-Denis

Mag

JP

Jean

samedi 2 juillet 2011

La Marmotte

David Marmotte
Ma Marmotte 2010 s'était achevée dans la douleur au terme de 8h48 d'efforts (9h23 temps officiel en tenant compte des multiples arrêts essentiellement dus aux crampes).

Cette année, mon objectif est le « brevet OR ». Pour l'atteindre, je dois boucler les 174km de ce mythique et très difficile parcours en moins de 8h29. C'est avec un clou en titane dans le fémur droit que je me présente sur la ligne de départ. En effet je me suis cassé le col du fémur en septembre dernier et ma préparation hivernale a été plus que retardée. Par contre j'ai pu me préparer de manière plus spécifique cette année, avec 2 grandes sorties montagneuses en juin. Je suis plutôt confiant car je pense m'être mieux préparé, et surtout je connais désormais ce qui m'attend.

6h45 du matin. Je ne suis pas en avance et je me place à l’arrière du sas sans m’être réellement échauffé. Les manchettes ne sont pas de trop car il fait frais ce matin. La journée s'annonce tout de même ensoleillée. J'ai décidé de ne pas prendre les roues à tout prix avant le Glandon. Je ne gagnerai rien à me mettre dans le rouge d'entrée de jeu.

7h00. Le départ est donné et comme toujours c'est à vive allure que nous nous dirigeons vers le barrage du Verney. Je regarde en contre bas et je vois déjà que le peloton est morcelé en plusieurs groupes. Petite cassure un peu devant moi, vite comblée par quelques coursiers motivés. Me voilà au pied du Glandon, sans avoir fourni beaucoup d'efforts. Le village du « Rivier d'Allemont » est vite atteint et je sais que c'est un peu après que j'avais été mis en difficulté une première fois l'an passé. Petite descente, la rivière et voilà donc cette pente abrupte qui m'avait tant fait de mal l'an passé. Je franchis cette difficulté sans problème ce qui me rassure. Je profite même du paysage : la cascade des sept laux tombe au milieu des éboulis sur notre gauche. Je fais d'autant plus attention à cette cascade que je connais bien la station des 7 Laux, situé sur l'autre versant. La forêt disparaît et les manchettes deviennent inutiles. Que la montagne est belle ! Le dérailleur commence à faire du bruit et j'ai l'impression que je n'arrive pas à mettre le 27 dents...

8h47, 1924m d'altitude. Le sommet est atteint avec 2 minutes de retard par rapport à l'an passé. Je bascule dans la descente. Je suis un peu crispé et le froid me fait rapidement grelotter. Ces 23km de descente sont interminables. Je me fais doubler par quelques groupes, que j'arrive parfois à accrocher, mais jamais bien longtemps. Il me faudra 30 minutes pour en venir à bout. A Sainte Marie de Cuines, un petit groupe de 15 coureurs se forme derrière un espagnol et un italien, les deux seuls volontaires pour rouler. Je suis en troisième position, bien décidé à ne pas faire d'efforts inutiles dans cette vallée de la Maurienne que je n’apprécie pas. Je finis néanmoins par prendre un long relais car je sens que nos deux valeureux coureurs du jour commencent à logiquement vouloir se reposer. C'est alors qu'une horde de hollandais nous aspire. Il n'y a plus qu'a se laisser emporter par ce TGV orange jusqu'à Saint Michel de Maurienne, au pied du Télégraphe. Nous sommes alors une bonne cinquantaine, ce qui n'est pas sans problème sur ces routes fréquentées par les voitures. Il me tarde de tourner à droite pour retrouver la tranquillité relative des ascensions.

Le changement de rythme entre la vallée et les premiers lacets ne me pose étonnamment pas de problème, et ma vitesse de croisière me permet de doubler plus de coureurs, que de coureurs qui me doublent, ça fait un bien fou au moral, car l'an passé je n'étais déjà plus très vaillant ici.

10h53. Le sommet du télégraphe est atteint avec déjà 7 minutes d'avance par rapport à 2010. Je suis à mi-parcours, mais le plus dur reste à venir. Jusqu’à présent je me suis bien alimenté, et je décide de m’arrêter au ravitaillement à la sortie de Valloire pour remplir les bidons en eau et me rassasier un peu. Le plat de résistance se présente à l'horizon, et c'est un gros morceau bien difficile à faire passer : Le Galibier qui culmine à plus de 2600m. Les longues lignes droites qui nous mènent à « Plan Lachat » écrasent la perspective, et j'ai l'impression que la pente n'est pas trop raide, pourtant elle dépasse régulièrement les 7%, et le petit plateau reste indispensable. Le kilomètre qui précède le passage de la rivière, avec un pente de seulement 5%, permet de récupérer un peu avant d'attaquer les 8 derniers kilomètres, les plus durs. Le paysage est splendide, et il me permet d'oublier quelques secondes la difficulté du moment. Laurent Moulineau, un casqué, me double dans un passage bien rude. Il est parti dans le second sas, soit 30 minutes après moi... Les virages s’enchaînent, et la vue de ces centaines de cyclistes qui serpentent sur cette route est impressionnante. Au passage de « la Grange du Galibier », j'ai un sourire en repensant au prix du Beaufort qui m'avait marqué en 2010. Tout augmente, même au fin fond de nulle part : 14€30 le kilo cette année …

Ma vitesse, à un chiffre, me permet de contempler le monument dédié à Marco Pantani, inauguré il y a quelques semaines. Encore quelques kilomètres avant le sommet et je m'interroge sur la présence éventuelle de la neige. Déception, il n'y a presque plus rien. Je ne sais pas si c'est un hiver moins neigeux, ou bien si c'est un printemps trop doux qui en est la cause, mais on se rend compte ici que le climat se réchauffe petit à petit. Je marque un arrêt pour remplir les bidons et manger un peu. Il fait froid à cette altitude, et je mets les manchettes avant de plonger dans la descente. On voit que le tour de France va passer prochainement par ici : la route a été refaite. La stèle Henri Desgrange n'a pas bougé, la bergerie non plus : elle est toujours en travaux … La route n'a pas été rénovée partout et je suis secoué par endroit, de plus le vent est assez fort de ce coté de la montagne. Le retour vers Bourg d'Oisans risque d'être plus difficile que prévu.

Un petit groupe se forme après le Lautaret, et c'est ainsi groupé que nous allons aborder le passage des différents tunnels qui jalonnent cette fin de parcours. Je ne suis pas surpris par le franchissement de ceux-ci, mais le premier est vraiment très mal éclairé et le passage de la lumière à l'ombre est vraiment délicat : imaginez-vous lancé à 50km/h et complètement aveugle pendant plusieurs secondes au milieu d'une circulation automobile de nouveau importante … J'ai de plus en plus de mal à rester accroché à mon petit groupe dans les quelques petites descentes qui se succèdent, et je finis par me résigner à être lâché juste avant la dernière ligne droite qui nous amène vers le pied de l'Alpe d'Huez. Inutile de faire un effort pour revenir dans le plat, vent de face. Dans 5 kilomètres débutera l'ultime ascension de cette Marmotte 2011.

14h00. Je franchis le tapis de chronométrage au pied de l'Alpe d'Huez. Il ne reste plus que 13 kilomètres et 21 virages. Dans 1h29 mon « brevet Or » expirera. Je suis bien fatigué mais je pense être capable de le faire, il ne faudra tout de même pas défaillir. La chaleur est écrasante. Je mets tout à gauche, c'est très difficile jusqu'à « La Garde » avec une moyenne supérieure à 10% pour cette première partie. Je cherche désespérément à mettre le 27 dents, mais la chaîne retombe toujours sur le 24... Que c'est agaçant ! Les virages s’enchaînent, un type sur le bord de la route me crie « Drink, Drink ! ». Il a bien raison il me faut boire, d'ailleurs je fais une brève halte au point d'eau d'Huez.

15h00. Il me reste 4 kilomètres, soit 7 minutes 30 maximum par kilomètre. En plus de me battre contre la pente, je vais me battre contre le chrono !

15h08. Encore 3 kilomètres, mais ce sont les 3 plus faciles.

15h16. Dernier kilomètre, je me dresse sur les pédales et 4 minutes plus tard je franchis la ligne d'arrivée. Objectif atteint. Je suis heureux.

La Marmotte 2012 ? Peut-être bien... Mais c'est une nouvelle histoire à écrire.
David Merchie

samedi 25 juin 2011

Superbe Ariègeoise

En cette fin juin, comment ne pas s’abandonner à la délectation des réminiscences des riches pages de cette saison. De Riom à Tarascon-sur-Ariège en passant par Gignac, Le Mont-Blanc et bien d’autres encore….. Une succession d’instantanés, savoureuses péripéties qui mises bout à bout forment un nouveau chapitre du livre des « Je porte 1 casque ».
Force est de reconnaître que cette Ariégeoise a été l’occasion de passer à « Latrape »… au propre et au figuré pour certains. C’est clair qu’en se chatouillant un peu l’imagination, on pouvait, au passage du dit col, supposer qui seraient les dupes.
Certains, tels les grands criminels qui reviennent toujours sur les lieux de leurs méfaits, ramenant leur carcasse (certes athlétique) sur ses pentes surchauffées des cols ariégeois, sur les traces des plus grands qui ont forgé la légende de ces lieux, ont surement sous-estimé les méfaits de la nature humaine qui veut que « point trop n’en faut ». La répétition ascensionnelle d’un semestre des plus chargés allait leur être fatal. Nostradamus qui gagna forces concours de pronostics n’aurait pas songé à un tel épilogue. Et oui, au bout de l’effort, il y a toujours un peu d’espérance. Celle qui nous conduit là où on doit aller et en ce dimanche c’était enfin le sacre de Lolo.

Pourtant, tout avait bien commencé dès huit heures par un départ aux premières places. Mais rapidement les choses allaient se corser. Un signal de départ suivi d’une grande pédalée sur une route aussi étroite et tortueuse que gravillonneuse et espiègle.
C’est vrai que l’absence de difficulté sur les 40 premiers kilomètres permettait de rester au contact. Mais à quel prix !!!
Cette phase préalable s’avèrera au final très trompeuse et usante par le stress qu’elle a engendré. Imaginez plus de 800 cyclistes lâchés à plus de 40 km/heure sur une route rebondissant à souhait ; avec une multitude de rétrécissements ; certains qui passent par la droite, d’autre par la gauche, voire au milieu ; des coups de freins incessants ; des cris et invectives en tous sens et vous avez ainsi un terrain propice aux chutes. Et, malheureusement il y en eu, ce qui n’a fait qu’accroître notre anxiété pour nous prendre insidieusement beaucoup d’énergie.

Autant dire quel fut notre bonheur de voir enfin arriver le Col de la Rille. Bon, c’est vrai que la moyenne en a pris un coup, mais la sérénité était sûrement à ce prix. Les prémices de cette première ascension laissait pantois et sans jambe, notre « Poulet » dont le caquet nous parvenait de plus en plus faiblement pour finir par s’éteindre… comme il nous le dira plus tard, j’ai géré… quelques hectomètres plus loin c’était notre « long bornard » Marcellou qui cédait prise déjà la tête ailleurs dans son « Paris-Brest-Paris ». Le reste de l’escouade arrivait groupé au sommet de cette première « bute ». Restait derrière une belle descente et une grosse partie de manivelle dans la plaine ou nos casqués trainaient jusqu’au pied du Catchaudeque une bonne cinquantaine de participants.
Se dispersant sur toute l’étendue de la montée, l’aventure tournait en cet instant à la cure d’altitude. Le souffle court l’échine courbée enfonçant les pédales sur une route qui a chaque virage débouchait vers le ciel, chacun guettait avec impatience la fameuse pancarte jaune col à 3km (une des originalités de l’épreuve). Yannick toujours en jambes partait de l’avant, laissant un « quintet majeur » sur les pentes de ce second col mené bon train par nos casqués encore fringants.
A peine le temps de descendre, de se ravitailler que c’était déjà la montée de Latrape. Surement le col le plus facile à monter, sauf pour Lolo. Il n’aime pas cette période des 100 km de course. Il y connaît toujours un coup de pompe… ça ne durera pas… Mais c’est encore le groupe de cinq qui basculait vers le quatrième col… le Saraillet. Col dévastateur et cassant avec ses ruptures de pentes et sa route sans rendement, surtout que notre Lolo avec sa tenue d’or avait retrouvé la bonne « pression » et nous la mettait.

Là haut, résignés et fourbus, jetant désespérément leurs dernières forces dans la descente le quintet poursuivait son tir groupé jusqu’au pied du Port de l’Hers.
En soi, ce n’est pas un col difficile, mais au bout de 160 bornes, cette dernière montée devenait une longue procession paisible d’un peloton cycliste qui se dirigeait vers les « alpages » comme un cheptel transhumant. Certains, accablés par la chaleur, ou de troubles mécaniques, physiques, psychologiques y connaissait les affres de la mise à pied. C’est ainsi que l’ont retrouvait essaimés des grappes entières de coursiers. Fourbus, ils recherchaient un asile temporaire sous un coin d’ombre, au pied d’un arbre, un peu de fraîcheur sous une cascade, sous un tuyau d’arrosage… juste le temps de reprendre quelques forces.
Pas étonnant que dès le pied Payou, puis Christophe décidaient de s’octroyer une montée un peu plus paisible. Plus tard, le Papet avait lui aussi son petit coup de chaud, mais au moral revenait sur un Lolo aux jambes de Fuego, flanqué d’un inébranlable Nicolas. C’est ainsi que tous trois franchissaient, après Yannick cette dernière difficulté.
Il faut rendre hommage à un public chaleureux et nombreux qui nous portait tout au long du Port de L’hers. Les familles bien sûr, mais aussi les badauds et les nombreux vacanciers qui écumaient en ce week-end ensoleillé ce lieu enchanteur. Un « Cormet de Roselend » miniature à mon avis. Restait 11 km de descente de vrai bonheur à savourer pour l’arrivée à AUZAT.
Et…. ! le Poulet et Marcel me direz-vous… et bien ils arrivaient paisiblement dans cet ordre derrière Christophe et Payou, démontrant ainsi la bonne santé de notre Team. Huit au départ, huit à l’arrivée.
Et puis, finir sans gagner c'est sûrement plus difficile que de finir en vainqueur. La souffrance est plus longue, plus dure et il faut une aussi grande force morale. Surtout quand on est "scotché" dans les rudes pentes du Port de L’Hers sous un soleil accablant, on a tout le temps de se poser des questions et de souffrir.
A Auzat ce fut le moment des retrouvailles et des agapes avant de se remettre en selle pour rejoindre Tarascon 12 km plus loin et partager le « monaco » traditionnel.

Maintenant, rendez-vous à Font-Romeu le 25 septembre 2011 pour les nouvelles aventures du Team. Ne dit-on pas que les choses qui se reproduisent enchantent les Dieux et les hommes. Fort de cette assurance, on rêve déjà nouveaux exploits, de revanche… et les projets s’inscrivent avec espérance dans la ferveur de cette nouvelle phase annuelle qui se projette après des vacances estivales bien méritées.
Le Papet Juin 2011

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La tente casquée visitée par son Jean-Claude Eychenne qui soutient depuis le début notre action

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La convivialité est le maître mot des casqués

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7H00 le Team est prêt pour le départ

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Les casqués sur la ligne de départ

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JD et Nico qui mène comme souvent un gros peloton

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Notre Payou n'aime vraiment pas les grosses chaleurs

Yannick B
Après une grosse frayeur dès le départ Yannick se ballade

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Le sourire de notre grimpeur Christophe

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Le Poulet s'accroche sur un terrain pas favorable

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Le nouveau maillot est de sortie dans le peloton

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Notre Aigle des Corbières et venu s’affûter pour son prochain Paris-Brest

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Place : 311-312-313 pour Nico-JP-Laurent

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Une bonne trempette dans l'eau glacée pour la récupération

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Marcellou j’espère que tu en trouveras le long de ton PBP

Voir vos classement clic ici

dimanche 5 juin 2011

Le TMB des casqués - 360 kms de bonheur

Une épopée avec les JP1C avec huit cols au programme, 359 km et 8300 m de dénivelé positif à travers trois pays, l France, la Suisse et l'Italie, le tout en deux étapes.

Les grands cols ont pour privilège de différencier les cyclistes de ceux qui pratiquent le vélo pour aller à l’embauche ou au marché. Celui qui franchit la montagne se charge pour toujours d’un réel prestige. Cormet de Roselend, Grand-Saint-Bernard, La Forclaz….. ces géants légendaires exaltent sans cesse la pratique du vélo au guidon recourbé. C’est une forme de contagion, un virus le « montagnéus-ascencéus » qui entraîne celui qui en est atteint à monter, monter, toujours monter…(Forest arrête !). C’est peut-être aussi l’art du mimétisme qui nous pousse ; celui de se confondre avec ses héros. La nature fournit le décor et le cycliste fait le reste.
Bien sûr, deux jours dans les Alpes c’est peu. Mais faire le Tour du Mont-Blanc c’est beaucoup et quelle densité, tant dans les panoramas que dans les sensations de plénitude et les impressions de déjà vu.
Comment ne pas se rappeler ces images de peloton franchissant ces lieux majestueux.
De peloton, pour nous aussi il en était question. Il y avait là les casqués du sud : « Lolo, Payou, La Mirgue, Le Poulet et Christophe, Nicolas et surtout notre « cantinière » Magali secondée par son adorable petit Titi ; mais encore les « parisiens avec les deux Fred, Laurent, Cédric et ses deux potes » ; sans oublier Bruno le Nantais et les deux savoyards de service (copains de Christophe). Au total 17 vélos, un camion et deux accompagnateurs (Mag et son fils).
De quoi mener à bien notre galère de port en port (c’est souvent le nom que l’on donne dans les Pyrénées) ; enfin dans les Alpes ils appellent ça des cols.
C’est donc ainsi que vendredi 3 juin tout commence par le gîte de La Mélusine à Saint-Gervais, prenant la route qui nous conduit à la tant renommée station de Chamonix, non sans avoir au préalable passé deux « farfadets », la côte de la Cascade et celle de Vaudagne.
C’est donc groupé que nous parvenons au pied du premier col, celui des Montets ( 1461 m). Petite mise en bouche prise du bout des pédales, avec prudence, chacun à sa main et dont le bas de la descente se conclu par la frontière Suisse et un nouveau regroupement.
Pas le temps de souffler que l’on repart immédiatement dans le col de la Forclaz ( 1526 m). Là encore les écarts se creusent mais les pentes restent très abordables et l’on atteint tous le sommet dans un bon état de fraîcheur.La dégringolade vers Martigny se fait dans une réelle allégresse. Surtout que les 14 kilomètres de descente sont des plus agréables à travers les vignes du Valais, permettant de s’offrir quelques pointes de vitesse, plus de 80km/h pour certains.
Martigny et déjà 85 kilomètres au compteur, mais tous savent que le plus dur reste à venir. C’est l’heure de se restaurer et de prendre des forces avant les deux plats de résistance.
Et oui !!!, après quelques kilomètres de faux plat, c’est un virage à droite et la terrible montée du col de Champex (1498 m). Douze kilomètres d’ascension à plus de 8%. Pas de répit, en plus il fait très chaud et les lacets s’enchaînent les uns derrières les autres étouffants, oppressants, malgré les paysages. Enfilade d’une route tortueuse et abrupte sur fond vert débouchant sur un ciel bleu azur. Même le Poulet y perdra son « caquet », mais y gagnera des crampes.
Enfin, le sommet et son beau lac ; d’ailleurs c’est une constante dans les Alpes, presque tous les cols s’ouvrent sur des plans d’eau. Petite pause et c’est la plongée sur Orcières, au pied du colosse : « le Grand Saint Bernard ». 26 kilomètres de montée. Les premières rampes sont usantes et peu agréables. Trop de circulation et des paravalanches très stressants. Ce n’est qu’à11 kilomètres du sommet, au niveau du tunnel que nous nous retrouvons enfin dans le calme et une certaine sérénité. C’est aussi là que commence pour certains de grands moments de solitude. Paradoxalement si les pensées se brouillent peuplées d’une multitude de fantomatiques champions, on se sens de plus en plus seul dans l’immensité de ces montagnes.
De fait, ne dit-on pas que tout homme qui s’élève, s’isole ?
Symbolique parfaitement illustrée dans ses propos par Henri Desgranges (créateur du Tour de France) : « en montagne, le coureur n’est pas seulement confronté au relief, il est livré à lui même et prend conscience de sa terrible solitude ».
Difficile donc de partager ce sentiment qui n’est propre qu’au seul individu qui le vit.
C’est donc en ordre disséminé que nous atteignons dans le froid (3°, terrible contraste avec les 27° de Champex) le sommet et son lac (bien entendu). Là haut, on est à 2469 m, plus rien ne pousse (à part les cyclistes sur leurs pédales) et on parle en direct avec Dieu.
Derrière, c'est l'Italie et il ne reste plus que 35 kilomètres de descente pour rejoindre AOSTE. Enfin, presque car il nous reste quand même l’ascension de Capoluego pour rejoindre notre havre de paix l’hôtel Monte Emilius.
Une première journée ponctuée par 178 km, 4165m de dénivelé positif et 9h12 pour le dernier groupe. Tout le monde est là. Une bonne nuit de repos ne sera pas de trop.
Samedi 4 juin, il fait frais, il a plu toute la nuit. Cette deuxième matinée s’effiloche en lambeaux de brumes dérobant à l’oeil la lointaine vallée d’Aoste. Cruel dilemme : va-t-on pouvoir continuer ou faudra t’il raccourcir notre périple à cause de ce temps humide ?. On avisera, car il est temps de partir. C’est donc sous les gouttes que nous traversons en groupe la vallée d’Aoste et que quelques faux plats plus loin nous abordons le col du « Petit Saint-Bernard » (2188 m). Une vraie réconciliation avec la montagne. Même si ces 25 km font peur, ses pentes sont relativement douces ; c’est un col qui semble vous ouvrir généreusement sa route par une montée régulière et aérée. On s’y sent plus à l’aise, moins oppressé et somme toute il s’avale à bonne cadence et au sommet on revient en France.
La dégringolade vers Bourg Saint-Maurice, malgré une route mouillée permet par sa longueur (plus de 30km) de se faire plaisir et de récupérer.
Si d’aucuns pensaient que cette bourgade mettrait un terme à notre périple, la pause repas (Mac Do…!!) permettra au soleil de reprendre ses droits et pour nous de continuer nos ébats. Nous poursuivons donc sans hésitation, ni précipitation notre périple mythique.
D’entrée, en pleine digestion, c’est le Cormet de Roselend qui se présente ; col de verdure, montagnard par excellence où les hameaux et la route se rétrécissent tellement qu’à force l’on voit les sapins par en dessus.
Là encore ma mémoire s’éveille et me pousse à me rappeler (allez savoir pourquoi ?) le mot de passe des conjurés d’Hernani : « vers les sommets, par des voies rétrécies ». Et oui le cyclisme se veut parfois lyrique et souvent culturel, sûrement l’environnement… et la fatigue. Parce que ce col est certainement le plus beau et le plus bucolique que j’ai eu à grimper. Pour autant ce n’est pas le plus facile et il faut quand même monter pendant 20km pour atteindre ses 1968 m. Lolo se souviendra surtout de la chaleur et des 10 premières bornes qu’il a faites, un hamburger en travers ; heureusement qu’il y a eu le passage régénérateur à 1%.
Après une petite halte au camion bien gardé par un « Titi » remonté contre les motards, histoire de se couvrir et de s’alimenter (le hamburger étant descendu…) c’est encore une descente qui passe devant un lac (et oui !!!) et le petit col de Méraillet (1605m, personne ne s’en est aperçu). Nous enchaînons allégrement (plus qu’un…).
Une petite déviation nous fera reprendre le col des Saisies à Hauteluce. Dernière difficulté où le destin sera plus clément bien que tout aussi douloureux, puisque nous trouveront tous les ressources pour atteindre note but.
Le souffle court l’échine courbée enfonçant les pédales sur une route qui a chaque virage débouche vers le ciel, avant que n’apparaisse enfin les fameux chalets des Saisies. Enfin le sommet du col à 1633m, où nous nous regroupons pour le final
Derrière c’est la dernière descente (enfin presque) jusqu’à Saint-Gervais. Récupérer, manger, l’instinct grégaire de nos compétiteurs prend le dessus et tous s’ingénient à rentrer entier à la « maison ». Les deux Savoyards guident nos pas et c’est accrochés aux flancs de la montagne, qu’un coup à droite, un coup à gauche, un coup en haut, un coup en bas, nous rejoignons dans cette houle, notre port ; et oui pour arriver au gîte ça remonte bien, comme un petit dernier col.
Enfin de retour à La Mélusine. Bilan de cette deuxième journée 181 km, 4136 m de dénivelé positif et 9h12 (encore) pour le dernier groupe. Ainsi, au sortir de cette séquence alpestre qui fleurait bon la passion harassante pouvait t’on affirmer que sans nul doute, celui qui franchit cette montagne est chargé de prestige: "celui de tous ses illustres prédécesseurs".
Bien sûr, il faut bien reconnaître que cette apothéose alpestre nous l’avons fait en deux jours alors que d’autre le font en un jour, mais en toute chose, il faut raison garder et ce qui comptait pour nous c’est d’accomplir tous cette « odyssée » dans un esprit de convivialité et de camaraderie et non de compétition. L’exploit est au bout…. Bravo à tous.
En conclusion, je voudrais revenir sur les deux personnes qui m'ont le plus épaté. D'abord, le grand Fred qui avec son gabarit de seconde ligne de rugby a réussi le pari de hisser sa carcasse au sommet des cols ; et, ce ne fut pas toujours simple, mais ce fut une grande leçon de courage et d'abnégation donnée à tous par le président des "GC" comme il aime à le dire. Et puis à Magali sans qui tout cela n’aurait pas eu la même saveur…. elle a vraiment assuré un soutien sans faille, toujours là au bon moment et avec le sourire en prime. En plus, tenez vous bien, le dimanche 5 juin, elle a clôturé la semaine en beauté et toute seule, en effectuant le triathlon LD d’Annecy en 5H30…. sous les couleurs de JP1C bien sûr. Respect à tous les deux.

Récit jean Denis Gely dit le Papet
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dimanche 29 mai 2011

Dans quelques jours le TMB

Les membres du Team se sont donnés rendez-vous pour une dernière répétition avant le défi de l'année, le Tour du Mont Blanc.
330 kms pour 8000 M de dénivelés positifs. L'aventure s'annonce belle...

Team D
Carte

vendredi 27 mai 2011

Le BRM 600 kms de l'Aigle des Corbières

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Vendredi 27, autoroute direction Toulouse pour le dernier brevet qualificatif de Paris Brest-Paris. Une réservation au Formule1 de Ramonville me permettra de partir avec mon cota d’heure de sommeil pour l’équivalant d’un Bordeaux-Paris, effectué l’année précédente. Je n’emmène pas large : le début d’année c’est mal passé, de nombreuses coupures niveau entrainement et le réveil d’une vielle blessure à la cuisse m’ont rendu bien fragile pour ce défi de taille.
3h 30, réveil, téléphone sonnent à toute berzingue, et le rituel d’avant course se met en route : Préparation des fringues, des boissons, du ravito, du nécessaire de réparation, du petit déjeuné et un gros tresse par-dessus tout çà. Surtout, ne rien oublier Marcellou, tu le paierais trop cher plus tard. Le sac à dos est bourré, reste encore la moitié du ravito sur le lit !!! Faudra faire les courses dans les villages traversés pour se ravitailler.
5h, le vélo est prêt, les jambes massées, le cul pommadé, je remplis mon carton de control. Dans la salle je retrouve mes accompagnateurs du brm de 400, Pascalou et Estéban, deux sacrés pédaleurs, et avec eux une dizaine de cyclos. Nous voilà partis pour une trentaine d’heures, dans une nuit finissante et fraiche, loupiotes allumées, et chasubles fluo. Suis pas très confiant au départ mais le train me rassure rapidement. Traversant un premier petit bois, mon vélo chevauche une petite masse noir et craquante. « C’était quoi Pascal ??? » « Le cadavre d’un hérisson ». « ca commence bien !!! »
Km 34, St Félix, enfin un arrêt pipi, 2 mn, et tout le monde repart, ce que je redoutais le plus arriva, une crevaison. Seul Pascalou ralenti et vient m’aider. Apres une réparation des plus rapides nous voilà déboulant à 35, 40 sur le levé du jour. Pascal a beau essayer de me rassurer, mais rien n’y fais, c’est à bloc, la tête dans le guidon que nous arrivons au
Km 45, Revel, 2ème control. Là, sortent d’une pâtisserie, nos compagnons d’armes, les bouches pleines. Le temps de valider nos 2 cartons et tout le groupe redémarre. La traversé de Semalens en travaux fut fatal au doigt de Pascal voulant débarrasser son pneu arrière des gravillons. Peau arraché et petite plaie saignante qui lui fallu colmater avec les moyens du bord.
Km 122, magnifique descente vers Ambialet : presqu’île rattachée à la vallée par une mince enfilade de rochers qui contourne les méandres du Tarn. Le fleuve fait une boucle de 3 Km autour de l’aiguille rocheuse sur laquelle fut bâti ce village ancestrale.
Une petite erreur de parcours qui nous permis de faire une halte dans ce bourg, histoire de changer de vêtement et de chahuter un peu avec quelques kayakistes prêt à partir, une vingtaine de mettre plus bas. Quelques mn plus tard, notre petit groupe repartit, longeant les méandres du fleuve sur plus de 22 bornes de route sinueuse.
Km 147, Resquita, 3ème control. 11h 35 Là, nous avons eu la chance apercevoir quelques secondes, les 2 torpilles du club organisateur du brevet, « RobertCop et François ». En ce qui nous concerne, demis et pause-café, pleins des gourdes, viennent conforter le coté amicale de notre périple.
L’Aveyron n’est pas pour arranger nos cannes : la succession des montées et descentes a commencent à user mes bielles fragiles (donc, gros coup de mou !!!). Au Marcelou déconneur succède un Marcelou baliseur frêle et muet, tête dans le guidon, qui se demande si tout cela et bien fait pour lui. Apres la disparition d’Alex, et d’une paire de camarade, nous voilà plus que quatre.
Devant, Estéban et Pascal mène bon train, Jason, "l’Amerloc" du groupe peine aussi. Va falloir les laisser partir. Le moral prend un coup, 200 bornes seulement, et déjà les sacoches presque vides !!!. Faut tenir, faut tenir jusqu’au prochain pointage. J’essai de persuader mes compagnons de route de me laisser les abandonner, mais rien ‘y fait. Ils veulent me garder avec eux et ralentissent la cadence. Alex et Estéban sont des adeptes de longues distances : plusieurs P-B-P, un énorme périple en Italie, « des vieux de la vielle ». De l’expérience à partager. Pascalou, lui n’affiche rien, mais a un coup de pédale inépuisable : une machinerie au mouvement perpétuel.
Km 229, St Come d’Olt, 4 ème control. 16h.Sur ma carte, une petite boucle de 15 bornes pour rejoindre à nouveau la départementale. Je propose aux 2 gaillards du jour de prendre mon carton et celui de Jason, pour les poinçonner à notre place pendant qu’ont les attendrait plus loin. Rien n’y fait ils font les sourd. Et nous voilà encore en galère dans quelques coups de nez insignifiants. Puis s’en suit une longue descente sinueuse : la bienvenue pour mes cannes mâchées. Quand soudain, la forêt laisse place a une étendue déboisé parsemée d’énormes blocs, posés là par un mystérieux géant Aveyronnais. La coulée de lave de Roquelaure.
Ce n'est pas vraiment une coulée de lave, mais c'est assez spectaculaire : sur des milliers de mètres carrés, en plein milieu de cette forêt, un désert de pierres, sans aucune végétation. Les pierres ont toutes à peu près la même taille, et des formes très voisines. On se demande si ce tailleur de pierres géant n'aurait pas oublié ici une partie de son travail. L’organisme en prend un coup Marcelou, mais que de merveilles gravées dans ta mémoire.
Depuis la coulée de lave, on voit, au fond, de l'autre côté de la vallée du Lot, le super petit village de Saint-Côme d'Olt. Le plein de Vichy St Yorre, quelques fruits, et nous revoilà partis, plus gaillards : une gourde d’isostar, une gourde de boisson gazeuse légèrement salée( un régal).
Sur notre chemin, Estaing, petit bourg situé dans une boucle du Lot, célèbre pour son château, acheté par Giscard, mais n’ayant pas de lien familiaux avec les anciens propriétaires. Cité médiévale pittoresques située dans le nord de l'Aveyron, Estaing se positionne à l'entrée des gorges du lot, au pied des monts d'Aubrac, et offre un paysage de terrasses.
Le bourg est juché, sur un éperon rocheux. Au milieu, la masse imposante du château et son fier donjon carré..Magnifique !!!

Un demi-tiède, bu avec hâte dans un vieux bistrot délabré et désert, puis nous revoilà sur nos vélos pour 80 bornes de chevauchée le long de la vallée du Lot. Du plat enfin, mais deux percherons, devant nous, pour nous mener bon train. Au prochain control, l’heure d’arrivée ne nous permettra pas de faire le plein de ravitaillement, faut donc s’arrêter avant. Replein des poches, du vichy, et Alex nous rejoint à la sortie du magasin. Sacré bonhomme, sans perdre de temps il a fini par nous rattraper !
Km 326, Figeac, 5 ème control, 20h 36, comme dit Pascal, les Up et Down ont eu raison de nos jambes. Le dos cassé, le cul pelé, le coup figé, la nuit tombée, oblige le petit groupe à un solide ravito avant d’attaquer la route de nuit. Coca, demi, pizza, café sont avalés goulument. L’inquiétude commence à prendre place. Tout le monde s’équipe : éclairage Av Ar chasuble, sur-chaussures, vêtements chauds. Notre passage a marqué les consommateurs : pédaler la nuit ? Ils leur manquent un grain !!! Jason s’emmêle les pinceaux, et se plante dans les fusains, on rigole, çà déride, mais le trac reste en nous. Il faut au plus vite repartir pour cette traversée nocturne. La fatigue commençait à naitre chez nos deux guerriers. Pascal prend les rennes et nous tire gaillard. Je vais chercher de la force dans quelques tubes énergétiques, lui l’a trouvé dans les pizzas fromages grasses et coulante ?
La route de nuit, je connais. Les bosses tu les voies pas tu les sens. Sans trop de visibilité, les descentes tu les crains. Pas moyen de savoir ou t’en ai, les jambes ont mal : t’es pelé ou ça monte ? Les repères s’embrouillent, les kilomètres défilent. Dans l’obscurité les bruits s’amplifient : craquements, cris d’oiseaux, cascades. On déboule le long du fleuve, falaise à droite forêt à gauche. Puis un cri, au milieu de la route une masse qui ne sait ou aller, puis plonge dans le ravin. Prés de nous une forêt qu’on abat ? « Un marcassin !!! Roulez, roulez !!! La famille le suit certainement ». On file « fissa, fissa ». Quelques tunnels se succèdent. De jolies bâtisses éclairées semblent taillées dans la roche et viennent réchauffer la froideur de la nuit. Tout ces mystères, toutes ces surprises, ces angoisses, motivent à chaque fois ces périples. Km 405, traversée de Cahors, le sommeil ne m’agasse toujours pas.
Km 426, Luzech, 6ème control, 1h 50 du matin. Village mort, rien d’ouvert. Parking vidé de ses voitures, pas un chat dans les rues, pas un bruit. Loin d’être rassurantes ces traversées nocturnes d’agglomérations. Mais comment valider notre passage ? : les vieux briscards avaient tout prévu : une carte postale adressée au dirigeant du club organisateur.
Nos noms couchés dessus avec l’adresse du club et l’heure de passage. Le plus dur, trouver la boite aux lettres. On mange un morceau on remplit les gourdes, on se pommade, et revélo. Direction Sauzet, Le Clusel, L’Hospitalet. Une départementale en travaux, un chemin sur la droite, plus de panneau indicateur, et nous voilà dans la pampa. Perdu au milieu de nulle part. une ferme par ci, un mas par là. Des chiens qui crient dans le noir total. La poisse !!! La poisse !!! On tourne on retourne, on se désespère, on s’énerve, chacun propose la sienne, on ne sait qui écouter, ON EST PERDU. Faut absolument retrouver une route à grande circulation et se recaler sur l’étape suivant. Quelques kms de descente sur une grande voie en rénovation, un bon coup de froid pénétrant jusqu’aux os, une heure perdue et nous revoilà (grasse à mes petits bouts de cartes) sur le bon chemin.
Personnellement, tout ces tracas n’on fait que m’énervé et le sommeil ne me touche toujours pas. Par contre le mental et le physique des mes collègues en a pris un coup. Ils décident de trouver un coin dans ce petit village pour dormir. Le temps de stopper une voiture, de demander le chemin, de les retrouver, et déjà tout le monde dort planqués sous leur couverture de survie, caché sous un buisson, à l’abri d’un muret. Estéban ronfle comme un avion et cela en moins de 5 mn. Je fais donc comme les autres, je me couche recroquevillé, prés de l’église.
Une heure plus tard le groupe a repris la route et la bonne ! Sous les yeux étonnés d’un couple, fraichement mariés, accompagnée leurs derniers invités. Pascal devant, ça monte ça descend, Up and Down, on aura été gâté !!! Merci François. Ce petit sommeil a fait du bien à tous. Le jour se lève. Une biche ou un dain traverse la route devant nous. Quelle image ! Quelle merveille ! Quelle élégance !plus loin une deuxième bondit à travers ce champ de blé. Hier, un lièvre aux très grandes oreilles avait gambadé prés de nous.
Km 501, Moissac, 7 ème control, 8h 10. Viennoiserie, café, chocolat, réconfortent le mental. Pascalou connait la route jusqu’à Castanet, l’arrivée.

Baisse la tête Marcelou, le nez dans le dérailleur de Jason. Oublies tes jambes, ton dos, tes bras, ton cul, et pédales. Les 80 derniers km m’ont semblés une éternité. Le long de la N 20, j’eu l’impression d’avoir été doublé par un milliard de voiture. Une route sans fin, une véritable torture. Puis enfin le bord du canal et finalement l’arrivée. 

Km 612, Castanet, 8 éme control, 12h 30, 25h de vélo, 24km/h, un total de 31h20. Pas le temps de boire un dernier coup avec mes compagnons de route, il me faut renter.

1h 30 d’autoroute, une douche bien méritée, un petit morceau de sieste si possible, et il me faudra repartir pour un repas du soir familial au resto. L’épreuve de ce week-end n’est pas terminée. Chalenge final, ne pas tomber mort de fatigue le nez dans l’assiette.
Mais sur le retour, impossible d’aller plus loin que Carcassonne. Le sommeil me prend : arrêt obligatoire. En moins d’une mn, j’arrête la voiture sur une aire, jette un tapis de sol sur la pelouse, et la casquette sur le visage m’endorme immédiatement sous les yeux étonnés de quelques touristes. 45 mn plus tard me revoilà prêt à rentrer. Le resto se passa bien mais question récupération physique, il m’a fallu 3 jours pour oublier la guerre entre ma selle et mon derrière. Il m’a fallu 4 jours et pour que mes jambes, mes bras, mon cou et mon dos refasse la paix avec les fantaisies tortionnaires du barjo qui les a tant sollicitées. Mais quel super randonnée, on aura fleurté avec l’Aude et le Cantal, et pénétré le Lot, l’Aveyron, le Tarn, le Tarn et Garonne, sacrée chevauchée !!!!!!!!!!!!!!!

Les brevets qualificatifs de 200, 300, 400, et 600 kms sont terminés, reste PLUS que le Grand défi Paris- Brest-Paris les 21, 22 Août et ses 1200 kms.

dimanche 22 mai 2011

Les Angles ça grimpe !

Encore un beau week-end pour les casqués. La station des Angles et les belles montagnes aux alentours ont été pendant 2 belles sorties un terrain de jeu magnifique. Le compteur affichait à la sortie des 2 jours: 211 kms pour 4600 m de dénivelés.
A se refaire très très vite.

Les Angles 1
Les Angles 2
Les Angles 3

samedi 14 mai 2011

Col de Banyuls "la tortue est déjà en haut"

A quelques jours de l'arrivée des touristes nous avons profité des routes encore peu fréquentées pour nous baladé sur la Cote Vermeille. Parti de Collioure nous avons pris la direction du col de Banyuls (+ de 11% de moyenne avec un passage à 21%) pour 93 kms entre la France et l'Espagne. C'est un parcours magnifique où certaines rencontres sont surprenantes. Devinez qui des cyclistes ou de la tortue étaient en haut le 1er ?
Papet Tortue
Laurent Tortue
Banyuls

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