Team Je Porte 1 Casque

samedi 3 juillet 2010

La Marmotte "casquée"

4h40 du matin. Ça y est c'est le jour J, 7 mois que j’attendais cela, 7 mois aussi que je la redoutais. Cette dernière semaine a été compliquée à gérer à cause notamment d'un problème de cadre, qui m'a contraint à le remplacer dans l'urgence. J'attaque donc cette Marmotte, cette première Marmotte, avec un cadre neuf, réglé du mieux possible mais un cadre avec lequel je n'ai pu faire que 4h de vélo. C'était ça où prendre le risque de partir avec un cadre fissuré.

Je rentre dans l'inconnu. C'est ma première cyclo de (haute) montagne. Je me suis fixé un objectif, très ambitieux: finir en moins de 8h29. Pour arriver à cela il ne faudra subir aucune défaillance. Je me dis aussi que le plus important est de finir. Si par contre je dépasse les 10h, je serai très déçu. Un rapide petit déjeuner et j'enfile ma tenue « Je Porte un Casque »

Le rendez-vous avec Eric est donné à 5h45 sur le parking de l’hôtel, à Rochetaillée. En arrivant je découvre le père d'Eric en train de remplacer la chambre à air d'une des roues. Il vaut mieux que ça arrive maintenant. 6h00. Nous prenons la route de Bourg d'Oisan à une allure très tranquille, juste de quoi réveiller les muscles. 6h40. Je croise Laurent L et Laurent G à l'entrée du sas de départ. J'ai l'esprit un peu loin de la course pour l'instant car ma femme vient de m'annoncer que la voiture « déconne » de nouveau. Il ne manquait plus que cela. Il va falloir que j'occulte cette donnée dans quelques minutes: il faut que je sois concentré à 100%.

7h00. Je suis dans le sas depuis quelques minutes, au milieu des hollandais, espagnols et autres italiens. Je n'entends plus parler français. Ambiance incroyable. Pour le moment je suis plutôt détendu, bien plus qu'a mon habitude. Mon coeur bat à « seulement » 95 puls. Un coup d'oeil au compteur de mon voisin italien me montre que ce n'est pas le cas de tout le monde... 7h05. On est pas encore parti et là je commence à stresser véritablement. 110 puls. 7h10. Ça y est ! C'est parti pour 174km et 5000m de dénivelé. Les premiers kilomètres sont avalés à grande vitesse, et j'essaye tant bien que mal de m'abriter le plus possible. Dans les lacets du barrage du Verney, j'entends mon prénom. Je lève la tête vers le lacet du dessus et je vois Eric en train de me faire signe, bien placé comme il se doit en tête de peloton.

Le début du Glandon se fait au milieu de la foule, et il faut parfois slalomer pour avancer. Je monte bon train, surement même un peu trop vite trop vite. Laurent G me dépasse en m'encourageant. Au fil des kilomètres le peloton s'étire pour ne former que de petits groupes. Une petite descende très sinueuse et pentue rompt la monotonie de l’ascension. Je m'étonne de suivre et même doubler quelques coureurs dans celle-ci, moi qui suis un piètre descendeur. Les rampes, qui arrivent après, sont dures et je peine à retrouver mon rythme. La forêt qui nous abritait jusqu'alors disparaît pour laisser place d'abord au vide, puis à de verts alpages. Je savoure cet instant en regardant le paysage magnifique. Que la montagne est belle. Un carrefour : nous prenons à gauche. Il y a beaucoup de spectateurs, majoritairement hollandais pour nous encourager. Je sais que le sommet approche et je relance en danseuse. Un coup d'oeil à mon compteur: 1h44. Premier doute. Je sais que je viens de monter beaucoup trop vite. Au moins 10 minutes plus vite qu'il n'aurait fallu. J'espère que cela n'aura pas de conséquences pour la suite. En tout cas pour le moment tout va bien.

Je m'engage prudemment dans la descente que l'on m'a annoncé comme un peu difficile. La vue est bien dégagée et les virages bien que serrés ne sont pas piégeux. J’accélère un peu sans prendre de risque. Peu à peu la forêt vient de nouveau assombrir la route. La circulation automobile, dans les deux sens se fait de plus en plus présente. La route n'est pas en très bon état. Ces trois ingrédients réunis font que je me sens moins à l'aise. Néanmoins peu de cyclistes me doublent et au détour de quelques lacets je vois qu'ils sont une dizaine dans ma roue. Je ne dois pas si mal descendre que cela. Quelques dos d’ânes bien marqués nous mènent au tapis de chronométrage de Sainte-Marie de Cuines. La route s’aplanit. La première descente a été correctement négociée, je suis satisfait. La chaleur commence à se faire sentir. Je sais que la vallée de la Maurienne est longue et je pense à m'alimenter et à boire. Les hollandais prennent la direction des opérations. Point d'eau je m'arrête pour remplir les bidons. De l'eau fraiche ça fait du bien, mais mon groupe est déjà loin. Je roule seul un petit moment. La sensation de rouler sur une autoroute est désagréable. Les voitures me frôlent. Une horde de hollandais me dépasse et je m'accroche au wagon. J'ai du mal à suivre l'allure mais le pied du télégraphe est déjà en vue.

Ce col est censé être le plus facile de la journée, pourtant je n'arrive pas à prendre un rythme convenable. Je me fais doubler de toute part. Désormais il fait très chaud, et mes bidons se réchauffent aussi vite qu'ils se vident. A quelques encablures du sommet, la circulation automobile et cycliste est arrêtée par un feu rouge, bien gardé par la gendarmerie. Je passe au feu orange. Ouf ! Il s'en est fallu de peu pour que j'attende un second tour... Le sommet du télégraphe est atteint après 4h d'efforts, et je me sens déjà bien émoussé. La seconde partie de la Marmotte risque d'être délicate à gérer. Le temps de remplir les bidons, d'échanger 3 mots avec Laurent L qui vient d'arriver à son tour, et me voilà déjà dans la rapide et courte descente vers Valloire. A peine de quoi récupérer.

A la sortie de la bourgade, une crampe m’électrise la cuisse droite. Je suis arrêté net. J'en mord le câble de dérailleur qui sort des cocottes ! Un hurlement plus loin je repars, très inquiet. C'est la première fois que cela m'arrive. J'avais décidé de faire l'impasse sur le ravito mais je préfère y faire une petite halte. Des bananes, j'en mange quelques morceaux, je crois me souvenir que c'est un fruit anti-crampes. Les barres de céréales que j'avais emportées ayant du mal à passer à cet instant, je prends aussi un morceau de pain et une portion de camembert.

Je repars au même instant qu'une hollandaise qui donne un rythme qui me convient bien. Je prends la roue. En tant normal, j'aurais pris mon quota de relais mais là, en désespoir de cause, je fais le rat. D'ailleurs je ne suis pas le seul à la vue du petit troupeau qui nous suit. J'ai mal aux jambes, je ne me sens pas super bien et je me fixe pour objectif de tenir ce groupe jusqu'à Plan Lachat. Trop ambitieux, je lâche à la vue du chalet. Nouvel arrêt pour remplir mes bidons d'eau fraîche, juste avant d'entamer la seconde partie du Galibier, la plus difficile. Le soleil est masqué. L'air est plus frais. Je repars en essayant de maintenir une vitesse à 2 chiffres. Un chalet propose la vente de Beaufort pour 13,95€. J'y ferai bien une halte gastronomique... Quelques gouttes de pluie viennent s'écraser. Cela fait du bien mais j'espère que cela ne va pas durer. Je redoute les descentes sur routes humides. L'averse très légère n'aura duré que 5 minutes. Soudain une nouvelle crampe m’irradie la cuisse gauche et m'oblige à un nouvel arrêt juste à hauteur d'un camping-car stationné là. J'hurle de douleur. Le brave type du camping-car se précipite et me propose de l'eau fraîche. Je discute quelques instants, il tente de me remotiver. Le reste de l'ascension ne sera qu'une suite de crampes et d'arrêts. Le sommet du Galibier devait être magique avec ses paysages enneigés, ses ruisseaux qui traversent la route... Il sera un enfer. Encore quelques mètres et j'atteindrai le toit de la Marmotte. « Un petit sourire » me demande le photographe, je lui réponds «elle va pas être belle celle-là ». J'ai le moral à zéro.

Nouvel pause au ravito des chasseurs alpins. Il y a foule. Je dois envoyer un message à ma femme pour lui dire que je viens d'atteindre le Galibier, afin qu'elle puisse estimer mon heure d'arrivée: « 13h30, je suis au galibier, je suis pas certain de finir ». Nouveau remplissage des bidons et je me jette dans la descente, après avoir mis les manchettes. Manchettes qui deviennent très vite inutiles car le soleil est bien présent de ce coté du col. Virages propres comme à l'entraînement: extérieur, corde, extérieur, relance. Impec. Je double de nombreux coureurs je me sens bien mieux. Le lautaret: la stèle Henri Desgrange, la bergerie qui m'a t-on dit est en rénovation depuis plusieurs années. La pente est moins raide et il faut désormais pédaler pour avancer, de nouveau on me double. Je m'accroche à un petit groupe. Très vite les tunnels dont le premier est très mal éclairé. Je n'ai plus la présence d'esprit d’ôter mes lunettes. Je subis. La chaleur est étouffante. Je ne regarde plus le paysage, juste la roue de celui qui me précède. Petite bosse je décroche puis je m'accroche au groupe suivant. Les panneaux annoncent Bourg d'Oisan, et je me demande si je vais tenter l'ultime ascension. Une ligne droite, une route plane. Un hollandais mène le petit groupe. Je suis en seconde position et je n'ai ni l'envie ni la force de prendre un relais. On roule à allure correcte. Soudain, le hollandais tourne dans un parking pour un ravitaillement « pirate » privé. Je me retrouve en tête. Je décide de rouler un peu en espérant un coup de main, mais personne n'est en mesure de le faire. Je finis par me relever, la vitesse chute, personne ne veut rouler pour autant. Il en sera ainsi pendant les deux derniers kilomètres qui nous mènent au pied de l'Alpe d'Huez.

Je tourne à droite, dernier ravitaillement: un verre de coca, un morceau de banane, une compote. Je tergiverse: je monte ou je ne monte pas ? Je prends le téléphone: « Je suis au pied de l'Alpe, j'essaye de monter mais je ne suis pas certain d'y arriver », « Fais comme tu peux, si tu as le moindre problème je vais te chercher ». Je raccroche en pestant d'avoir oublié de demander la place d'Eric qui doit être arrivé depuis bien longtemps. L'Alpe d'Huez est difficile en temps normal, mais avec 160km dans les pattes, et une chaleur aussi intense qu'aujourd'hui je me demande comment je vais bien y arriver. Virage 21, ça passe, virage 20 aussi. Le compte à rebours est en route. La vitesse est lente, 7 ou 8 km/h. Beaucoup de cyclistes sont arrêtés, allongés. J'ai l'impression qu'il y a plus en difficulté que moi. Je me mets debout sur les pédales, 9 km/h ... 10 km/h ... 0km/h/ : je suis de nouveau à l'arrêt : crampe.

Le reste de l’ascension ne sera qu'une succession de crampes. Les premiers bâtiments de l'Alpe d'Huez sont en vue, plus que 2 kilomètres avant la délivrance. La photographe me dit « voilà qui est mieux » lorsque je trouve la force de me mettre en danseuse. Plus que 200 mètres : « il est là! il est là ! C'est David ! ». Eric, Stéphanie, Lola et Gaël m'accueillent pour le dernier effort. J'arrive à faire un semblant d’accélération pour franchir la ligne d'arrivée un peu avant 16h00 (9h23 temps officiel sans la descente du glandon qui était « neutralisée »), 8h44 de roulage. « Plus jamais », les nerfs lâchent et je pleure. Je suis allé au bout de moi-même. 48h après cette première et difficile marmotte, j'ai déjà tiré un bilan, et je pense connaître quelques pistes de travail pour la Marmotte 2011. Et oui je ne vais pas rester sur ce demi échec, non !!

David Merchie photo27_076.jpg

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samedi 26 juin 2010

Un casqué sur la cyclo-sportive Bordeaux Paris. Une aventure de 623 km.

Jusqu’en 1988, cette course cycliste professionnelle a été remportée par de célèbres coureurs comme Anquetil, Vanspringel, Duclos Lassalle entre autres. Elle se pratiquait derrière une Derny. Depuis elle s’est ouverte aux amateurs, et ces mordus de la petite reine viennent mettre à l’épreuve leur force physique, leur capacité mentale à gérer l’effort sur du long terme. Le TC Guyenne, club organisateur, propose trois formules:  cyclotouriste en moins de 60 h,  randonneur en moins de 36h,  cyclosportive en moins de 27 h.

Pour la deuxième fois, je me lance seul sur la cyclosportive espérant faire mieux qu’à ma première participation. La préparation pour cette aventure s’est faite de façon plus rigoureuse: entrainement, alimentation, préparation physique et mentale…On partira moins stressé, parce que déjà faite.

Mais rien n’y fait, sur la ligne le palpitant tape la chamade. Au coup de sifflet, tous se collent à la voiture ouvreuse, et on déboule à 35, 40 km/h sur plus de 120 km. Priorité aux coureurs. Une escorte de motards bloque les ronds points, nous font passer au rouge, toute la chaussée est pour nous. Petit vent de face, 34°, pas un nuage. Une organisation phénoménale, une sécurité irréprochable. Mais cette vitesse demande la plus grande des vigilances, et PATATRAQUE, 4,5 vélos se fracassent brusquement sur le bitume, m’entrainant dans leur chute. Misère de misère, je me relève, remet ma chaine, pour voir au loin mes compagnons de route fondre vers l’horizon. En quelques secondes, des mois de préparation pour réussir au mieux cette aventure, tombent à l’eau. Les voitures assistantes sont encore là, et dans leur sillon, je reprends du terrain, mais non sans peine. Pas facile de se résigner quand on a une tête de mule comme la mienne. Arrivé à moins de 100 mètres du peloton, après plus d’une demie heure de chasse, plus rien dans les cannes, plus de moyen pour faire la jonction. Faut les laisser filer, quelle rage!!!, quelle colère!!! Maintenant il faut récupérer, s’alimenter, et en profiter pour enfin admirer ces magnifiques paysages traversés la Charente, la Vienne. Des groupes de cylo se reforment, puis la moyenne horaire remonte... 20h à ma montre, l’obscurité pointe à l’horizon. Martizet, deuxième pointage, « 2 demis citron pour moi garçon », j m’enfile un petit casse-croûte entre mes 2 verres de bières, allume les feux avant et arrière de mon vélo, et me voilà reparti seul. La magie de la nuit vient prendre place.

Le stress s’installe, je dois rejoindre le plus rapidement possible ce serpent mystérieux rouge et jaune qui gigote dans tous les sens, au loin: c’est une image surprenante que j’ai plaisir à revoir dans tous mes circuits de nuit: tous s’activent, pressés, petite loupiote rouge à la selle, gilet sécurité fluo volant au vent, ils se dépêchent, ils se hâtent, « faut retrouver le jour au plutôt ».

La fraicheur de la nuit redonne des forces. On y voit moins bien, mais on pédale plus vite « étonnant, n’est ce pas ? ». Ma petite équipe se dirige bon train vers un ravito où soupe, café chaud, et casse-croûte vont être engloutis goulûment. Dans nos bidons les boissons restent fraiches, tous se pressent, mais tous redoutent la « cagnasse » du matin à venir.

Plus que 200 km de parcours, j’abandonne le groupe pour rouler à 30km/h sur de longues routes linéaires bordées de forêts. Les jambes sont bonnes, quelques douleurs aux bras, au cou, au dos, mais peu importe, les jambes sont bonnes, laissons-les faire. Le Centre, le Loiret, L’Essonne: les bosquets habités de ces magnifiques vaches nous regardant l’air surpris, ont fait place aux longues plaines de céréales. 12h à ma montre et de nouveau 34°, pas de nuages, plus que 40 km à couvrir, les jambes brûlantes, je me retrouve à nouveau dans le creux de la vague. « Un coup de pompe si près du but? Quelle poisse!!! un Tourmalet en région Parisienne??? »

Les 2 ultimes bosses à franchir furent interminables. Les derniers kilomètres furent les plus pénibles de ce périple. Mais enfin, là, au fond de ce boulevard de Balainvillier, la ligne d’arrivée. Quelle joie!!! Quelle satisfaction!!! Quelle fierté!!! « J’ai fini, j’ai fini, je l’ai fait. » 623 km en 23h35, poses et pointages compris, après une chute, pas mal mon petit Marcel!

Mais c’est fini, autant de peine, autant de souffrance ce sera ton dernier Bordeaux-Paris, t’en a bavé !

Je garderai, à jamais au fond de moi, tous ces moments difficiles, et toutes ces bonnes parties de manivelles, qui ont fait de cette traversée un de mes meilleurs souvenirs cyclistes.

24h se sont passées que déjà, dans ma tête, un esprit de revanche renait. Je suis persuadé qu’en 2012, Marcelou sera présent pour reprendre le départ avec l’espoir d’entrainer le team JP1C avec lui

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samedi 19 juin 2010

LA QUEBRANTAHUESOS 2010

Sur la ligne de départ flotte (pas celle qui nous attend un peu plus loin) une impatience matinale où chaque groupe arbore son oriflamme. L’escadrille des « Je porte un casque.com » est présente sur la première ligne. Unis, tels des jumeaux, par leurs rêves partagés et un même maillot, ils savourent ces quelques instants de bonheurs qui présagent des moments plus douloureux. Ils le savent et regroupés tels les sept samouraïs, ils s’apprêtent à ferrailler des manivelles. Car guerrier, il faudra l’être pour venir à bout de la QUEBRANTAHUESOS et de ses 205 km de pèlerinage à travers les Pyrénées espagnoles et françaises.



7h30 En fait de décollage (escadrille oblige), dès le coup de canon, le climat est à l’assaut, à l’estocade devrais-je dire. Les premiers kilomètres se font à une vitesse qui hallucine le regard des spectateurs. Et bien sûr, dès les premiers hectomètres, notre « poulet » (Yves), soucieux de montrer nos couleurs, gratifie le peloton d’une figure de style digne d’un grand prix moto, guidonnage à l’appui. Mais avec une certaine maîtrise (non dissimulée !!!) et après un arrêt d’urgence pour une réparation éclair, il rejoindra toujours avec le même brio l’assemblée. Il est à regretter qu’il n’ait pas eu les applaudissements qu’il méritait.



C’est au bout de 40 bornes, et en moins d’une heure que nous abordons le col du Sompor, première tranche de haute montagne de la journée. C’est aussi ce moment que choisit une compagne non désirée pour se joindre à nous : « la pluie froide et pénétrante » ; elle fera preuve d’une fidélité irritante. Dès le début, le Sompor se montre être un col au goût de bouchon ; bouchons de cyclistes pelotonnés à l’image des spectateurs sous leurs parapluies. C’est ici aussi que les JP1C se dispersent ; chacun décide de mener sa vie comme il le souhaite, s’exprimant au gré des caprices de la pente, même si certains à l’esprit plus chevaleresque, dans un bel élan de compassion, feront cause commune. Ce col tue lentement, les grimpeurs le gravissent disséminés, ils se dispersent sur toute son étendue qu’ils animent d’un mouvement de gestes saccadés qui enchante une foule et la fait s’exalter au son des : « animo, animo, animo… » Plus loin, le grimpeur, excepté s’il est piqué par une guêpe (chose peu probable en ce jour arrosé), continue sa migration trop lente au grand dam de spectateurs qui l’incitent à accélérer au son des : « venga, venga, venga… » Enfin, dans le brouillard dégoulinant apparaît un porche, c’est le sommet. En haut défilent les cyclistes par petit groupes continus, soudés coude à coude dans des moments très forts ou calvaire et apothéose se confondent.

Il faut maintenant aborder l’autre versant, la vallée d’Aspe, par un temps à ne pas mettre un ours dehors, dans la froideur et les périls d’une descente où la route devient cataracte et rigole. Cinquante kilomètres où tous les efforts d’ingéniosité et d’étanchéité resteront impuissants à contenir les flots. Et c’est dans cette ambiance cataclysmique que chaque coureur dans un bel élan de plongée essaye d’harponner la roue de celui qui le précède, formant ainsi des échappées fleuves, et favorisant aussi l’écoulement des flux.

Mais, sournoisement, sans avertissement se présentait l’ennemi public numéro un : « le col de Marie Blanque ». Quatre kilomètres de rampe infernale. Pour beaucoup ce fut la vraie révélation de la journée. Comme l’a si bien écrit Jean de la Fontaine : « ils n’en mourraient pas tous, mais tous étaient frappés ». Rapidement, le compteur affichait des allures de corbillard entre 7 et 9 km/h (voire moins…). Le dicton qui affirme que « tout homme qui s’élève s’isole », prenait ici toute sa valeur. C’est dans ces pentes abruptes à plus de 13% que le cycliste se retrouve seul, même au milieu des autres ; comme il dit : « il gère ». Il dodeline du chef et des épaules, le nez dans le guidon il progresse ; parfois il lève la tête pour mesurer l’immense vide qui le sépare du sommet, mais jamais il ne se retourne. Puis tout à coup, on le voit se redresser, il convertit les rictus de son visage en un sourire des plus radieux, il se met en danseuse et semble avoir retrouvé un coup de pédale des plus aériens. En fait, tout cela pour un bref instant de gloire numérique, car il passe devant les photographes. Dix mètres plus loin, c’est le retour aux affaires courantes de notre charmeur éphémère.



C’est enfin le sommet ou le flot des cyclistes coule goutte à goutte comme une fuite d’eau. Nous y retrouvons notre grimpeur qu’un sorte de torpeur semblait avoir accablé ; sans doute la malédiction du pourcentage. Le voilà qui s’arrête et par enchantement, après avoir absorbé un filtre magique sorti d’un mystérieux récipient, il retrouve ses ailes (n’y voyait ici aucune allusion) ; il s’ébranle et part dans une descente vertigineuse en lançant son terrible cri de guerre : « cocoricoooo… ».

C’est la descente vers le dernier col, celui du Portalet. Elle se fait avec précaution et dans le bas lui succède quelques kilomètres de plat qui voient se former de nombreux paquets de cyclistes regroupés tels des moutons de Panurge, recherchant quelque réconfort.

Arrive enfin un panneau annonçant le sommet du col à 29 kilomètres ; puis le suivant à 28 km ; et un autre 27 km ; encore un 26 km et ainsi de suite ; un autre et un autre, encore et encore ; ces panneaux se présentent avec une telle lenteur que l’on a l’impression que le sommet recule sans cesse. Bien sûr les pentes y sont moins dures, mais les coureurs y consument leurs dernière énergie, avec gloutonnerie pour certains, sachant que c’est le dernier grand col. Et même si en arrivant au sommet on en a « ras le col », on ne peut s’empêcher d’accélérer au milieu d’une foule nombreuse et parmi les : « animo, venga et autres opa » de plus en plus vigoureux. S’y ajoutent les « campéon » de prestige pour tous ceux qui franchissent la montagne. Ouf, c’est la descente vers l’Espagne, la pluie s’arrête et la route devient de plus en plus sèche ; au fond de la vallée on devine un soleil encore timide, mais non moins accueillant.

Les kilomètres défilent sur une belle route jusqu’à ce que l’on soit dévié vers un village aux allures de « Paris Roubaix » avec ses pavés déchaussés ; annonciateur de l’ascension de l’Hoj de Jaca, pour ceux qui l’avaient oubliée. Un petit col de deuxième classe, deux kilomètres à plus de 8%. Il faut quand même aller le chercher à plus de 1200m ; plein de détours, de rampes, avec un revêtement fissuré qui fait plus penser à une allée de jardin qu’à une route ; une montée très étroite, assez protégée qui donne l’impression de se trouver dans un stade au milieu d’un public vociférant et débordant.

Passé le sommet, il suffit de redescendre pour retrouver la belle route et la plaine qui nous ramène vers une belle victoire et une ligne d’arrivée tant convoitée. Cette QUEBRANTAHUESOS est une cyclosportive qui n’usurpe pas son nom ; cascadeuse, éreintante, mais exaltante, elle vous brise vraiment les os. Il faut convenir que ce n’est pas de la petite bière, même si une fois la ligne d’arrivée franchie, s’ouvre devant les coureurs un stand du houblon à l’image de cette course : « monstrueux ». Après s’être fait rincé par le Bon Dieu toute la matinée, il était de bon ton de se faire rincer par un de ses saints ; en l’occurrence la dégustation de San Miguel s’imposait, ravivant autant le palais que l’estomac et le souvenir. Une superbe organisation, près de 6000 participants et aucun moment d’attente, pas de couac, tout est rodé et fait pour le cycliste. Une très belle aventure qui nous a permis, une fois de plus de hisser haut les couleurs du team dans des maillots certes dégoulinants, mais toujours aussi étincelants :

- Christophe Marizy 7h29 - Philippe Pallares 7h32 - Yves Derudet 7h35 - Jean-Denis Gely 7h44 - Christophe Bonzoms 7h49 - Laurent Devoyon 8h54 - Patrick Cazillac 8h54

IMG_1760.JPG Départ en ère ligne pour le Team

IMG_1737.JPG Toujours une grande convivialité et une bonne humeur

IMG_1765.JPG Il y a du photographe pour nos deux casqués

IMG_1776.JPG Enfin terminé ce gros chantier

jeudi 17 juin 2010

Bonne retraite JD

C'est un grand jour pour JD qui fait ses adieux à un métier qu'il à bien servi pendant de nombreuses années aux différents coins de la planète. Tous les casqués souhaitent une belle 2ème vie à Jean-Denis.

IMG_1727.JPG Oups qu'il est sérieux notre JD

IMG_1731.JPG Aussi à l'aise derrière un micro que sur le vélo

IMG_1732.JPG Même ici il y a "des casques"

mardi 15 juin 2010

Evénement : Jeu-concours « Les Vélomaniacs - Je Porte 1 Casque »

A l’occasion de la sortie du 6e tome des Vélomaniacs, la BD qui ne manque pas de selle, Bamboo Edition et l’association Je porte 1 casque s’allient sur Facebook le temps d’un jeu-concours pour vous offrir des cadeaux très vélo.

1er prix : un album les Vélomaniacs T6 offert par Bamboo Edition et un casque offert par l’association Je porte 1 casque 2e au 5e prix : un album les Vélomaniacs T6 offert par Bamboo Edition.

__Début de l’événement : lundi 28 juin à 9h00 Fin de l’événement : Lundi 5 juillet à 23h55__

Pour remporter l’un des lots mis en jeu, rien de plus simple, il vous suffit de : - confirmer votre participation à cet événement - rejoindre le groupe Je porte 1 casque clic ici - devenir fan de Bamboo Edition en cliquant sur le bouton « J’aime » clic ici

  • 5 gagnants seront tirés au sort et recevront le 6e tome des Vélomaniacs. Et parmi ces 5 personnes un grand gagnant sera tiré au sort et recevra en bonus un casque offert par l’association Je porte 1 casque.

Merci de bien respecter les trois conditions ci-dessus pour valider votre participation. Ce concours est ouvert à tous les membres de Facebook, résidant en France métropolitaine, Suisse et Belgique.

Bonne chance à tous !

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dimanche 13 juin 2010

Amélie Championne Régionale de VTT

Tous les membres du Team casqué sont fier de notre Amélie qui partout où elle se présente donne tout pour faire un bon résultat.

P6130111.JPG Amélie concentré avant le départ de la course

P6130123.JPG Elle n'est pas belle notre Championne avec son nouveau maillot.

dimanche 30 mai 2010

La Laurentine Andréï KIVILEV

Magnifique week-end touristique pour l'équipe JP1C sur la Laurentine Randonnée de 175 KM à travers l'arrière pays Niçois. Un régal pour les yeux: de nombreux villages accrochés sur des flancs de falaises, des clochers dominant les gorges. D'interminables "bosses" ou cols aux dires de mes cannes un peut fatiguées à l'arrivée. Bouillonnantes rivières et bruyantes cascades pour couvrir enfin les piaillements notre cher Poulet toujours trop bavard. Sacrée volailles!!! le Roi de la logistique, la Reine de la tactique aussi. Que ferait-on sans lui. Une Team soudée tout au long de ce splendide parcourt, ou l'on a pu copieusement se restaurer à tous les ravitos. Organisation parfaite, un beau temps au rendez-vous, une dernière préparation pour les prochains chantiers de l'équipe: "La queos quebralta en Espagne" 210 km 3000 m de dénivelé pour les uns, et "Bordeaux- Paris" en solo pour Marcelou, 640 km en moins de 24h, on espère!!!!! Tous très pressés de se retrouver sous les lignes de départ. Marcel dit l'aigle des Corbières

  • Merci à tout le stade Laurentin et à son Président Jean Marc

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                                                                                                              Le Team avant le départ

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                                                                                                            Les belles tenues sont de sorties

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                                                                                                             Bizarre d'avoir autant de casqué à un ravitaillement

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                                                                                                              La bonne humeur est toujours de mise

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                                                                                                            Ils sont bons les sandwiches Payou ?

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                                                                                                          Un bon verre de coca

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                                                                                                        Même notre grimpeur a pris le temps de se ravitailler

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                                                                                                         Profitez c'est le dernier celui-ci

vendredi 21 mai 2010

Un maillot au grand Coeur

Ce soir une partie du Team c'est donné rendez-vous pour offrir à Daniel Renault un de nos partenaires, un maillot souvenir de notre dernier week-end. Le maillot des 10h00 du Coeur nous a été offert par Philippe Boyer et dédicacé par Cécile et Cédric Ravanel, Paul Belmondo, Bernard Darniche, Phillpe Boyer. Une fois cette photo souvenir dans la "boite" nous avons bu le verre de l'amitié tout simplement au sein du garage. Devinez, qui a animé ce début de soirée ? quoi ? qui ? cot cot cot .......

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                                                                            JD, Pat, Marcellou, Paya, Daniel, Le Poulet, Laurent

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                                                                            Un Poulet en cage

dimanche 16 mai 2010

Les 10H00 Coeur Mécénat Cardiaque.

Participation du team sur ce Mécénat Chirurgie Cardiaque au Castelet 350 coureurs répartis en 115 équipes, dont 40 coureurs en solo pour 10 h de course, et voilà la photo Circuit Paul Ricard: après quelques lacés, ce dévoile pour moi, petit coureur de cyclo, cette grandiose entrée du circuit. Mes poils commencent déjà à friser, angoisse du jamais vue, peur du gigantisme??? Sur le parking, c'est le grand déballage. Des vélos des sacs des coureurs dans tout les sens. Lolo arrivé avant nous, nous oriente vers nos boxes, pas le temps d'ouvrir les sacs que le portail se lève, et là…. La piste de départ, au dessus de nous les tribunes, de l'autre coté du muret, la ligne d'arrivée. Mon palpitant commence à jouer des castagnettes. Le Team qui doit se préparer pour du long a choisi de rester groupé pour ces 10h00 d'enduro. Payou et lolo, sont en équipe, ils profiteront pleinement de cette organisation pendant leur repos respectif. Le départ se fait groupé, pour les coursiers d'une ou deux heures, et pour les galériens engagés sur 10h00. Sur trois tours, tous sont à blocs, mais le bon sens reprend vite le dessus, et voilà que chacun prend son train. Les ULM pour 10 h00, et les mirages pour la course en relais. L'envie de s'accrocher à ses avions passant à notre gauche sur cette large et magnifique piste, est grande. Mais le Poulet donnera de son caquet pour réguler l'allure. Le rouleau se met en place, et voilà l'équipe bravant le vent, et oui il nous a suivis jusqu’ici. Après 5 h00 de route, pose "casse dal", comme prévue. Une fois " la boite à ragout" remplie, dixit le Poulet, c'est repartie pour 5 h00. Riche expérience, que cette épreuve d'endurance ou l'on mène dans nos roues Monsieur Paul Belmondo, et ou l'on se fait doubler par un V8 nommé Richard Virenque. Le drapeau se baisse enfin, toute la tension retombe, récupération, récupération, voilà la seule réclamation criée par mon organisme, alors que je ne pense qu'aux erreurs commises, et à la façon dont je roulerais sur la prochaine édition. Tout le monde rentre satisfait, Lolo, Jean, Chris, Pat, Payou, Christophe, Le Poulet, Marcelou, Yannick et l'invité surprise Michel dit "grosse cuisse" à cause de ses bielles impressionnantes. Bravo et merci à tout les organisateurs et participants de ce mécénat, et à l'an prochain. Par Marcelou dit l'aigle des Corbières

team_port.jpg Le week-end est bien lancé

DSC_0122.jpg L'apéro de la veille est une tradition au sein du Team

DSC_0007.jpg Il est tôt mais nous sommes prêt à affronté 10h00 de vélo

DSC_0023.jpg Le briefing d'avant course

DSC_0036.jpg Allez, c'est parti pour le tour de chauffe

DSC_0101.jpg Le Team est lancé est bien lancé

DSC_0097.jpg Passage de relai entre Payou et Laurent

DSC_0163.jpg Après un passage au resto, il est temps de repartir

DSC_0191.jpg Notre ami Daniel est venu grossir le peloton des casqués

DSC_0197.jpg Courage, ils vous restent quelques ..........heures

DSC_0114.jpg Il tourne Laurent ou il est en cuisine ?

DSC_0200.jpg Le Team emmené par Philippe Boyer

DSC_0234.jpg Voila c'est enfin fini

DSC_0237.jpg Il a tout donné Payou

dimanche 9 mai 2010

La Lozérienne « Les JP1C roulent sur l’eau »

En ce dimanche, se déroulait La Lozèrienne, cyclosportive de 130 kilomètres au profil tumultueux, dans la traditionnelle ville de LA CANOURGUE, promu pour l’occasion « ville d’eau ».

La veille, la météo locale, dont l’objectivité n’a pas fini de me surprendre, annonçait pour le dimanche un temps sec et agréable sur le parcours. Mais, je crois que prévoir le temps qu’il fera est aussi aléatoire que de prévoir le temps que nous ferons. Toujours est-il que le bon Dieu avait décidé de prendre son jour de repos, oubliant ses engagements de la veille. Sur la ligne de départ peu avant le signal libérateur, nous avions tous les regards levés vers l’horizon où se profilaient de noirs desseins et une pluie assurée. Comme ont coutume de le dire nos anciens, dans nos contrée méditerranéennes, l’avenir est dans l’eau, alors c’est avec un certain fatalisme que nous abordions notre randonnée.

De plus, le mauvais temps et la pluie ont cet avantage qu’ils renforcent l’instinct grégaire des coursiers. A 9 heures précise, le maire lâche « la bande à bonne eau » vers les routes lozériennes. Et c’est donc sans esprit tactique, mais à fond et groupés que nous déboulons sur les cinq kilomètres de descente qui nous amènent au pied de la montée du col de Trébatut (1100m).

Là, c’est un brusque changement. Embarqués pour une ardente croisière, chacun adopte rapidement un régime de croisière plus adapté au bon vouloir des pourcentages abordés. Unis dans une même galère, une certaine solidarité s’opère dans cette longue montée qui nous emmène jusqu’au sommet et au trentième kilomètre. Petit à petit, le déluge aidant, le rafiot se transforme en arche de Noé d’où s’échappe un troupeau de cyclistes de couleurs et d’espèces disparates ; parmi cette faunes, deux fringants spécimens (normal c’est le début …) de « Je Porte casque.com ».

Au col, petit ravitaillement et on enfile nos imperméables. Bien utiles pour dévaler une très belle descente, où l’on enchaîne parfaitement les courbes sur un excellent revêtement. Rapidement, nous abordons une portion de plat qui nous ramène à notre point de départ à LA CANOURGUE que nous traversons, dédaigneusement sans un regard.

Dès la sortie, nous remontons, vers le plateau en compagnie d’une pluie devenu familière, regrettant malgré tout la grisaille et la brume qui nous cachent des paysages digne d’un meilleur sort. Cette rapide montée, nous conduit sur un plateau vallonné et légèrement montant.

Au sommet, nous débouchons sur un paysage immense et chaotique où s’entaillent sous nos yeux ébahis les gorges du Tarn. Ca donne le vertige. Aussi, Laurent plutôt intrépide en temps normal, hésite à faire valoir son talent libératoire. Roulant sur l’eau, nous dévalons dont héroïquement mais sagement une descente très technique, difficile et interminable, rendue aléatoire par des rafales de vent désorganisées. En fait, même en baissant la tête, nous avions plutôt l’air de produit surgelés dévalant une pente, dans l’emballage de cellophane de nos imperméables, que de véritables coureurs. D’ailleurs, frigorifiés, en arrivant en bas, nous l’étions.

Heureusement, c’est le village de Saint-Enimie, le soixante quinzième kilomètre. Là nous attendent une vingtaine de borne de plat (tout relatif) sur une route très agréable qui serpente au gré du torrent lumineux et d’un vert flamboyant que constitue le Tarn. En s’enfonçant dans ses gorges, nous passons sous la pierre et traversons des villages caméléons où les maisons se confondent avec le roc. Pour moi, surement le meilleur moment de cette Lozérienne.

Mais au centième arrive enfin la fameuse « côte des Vignes ». Simplement un lieu de passage, sur la trajectoire des cyclistes, dépouillée de tout sadisme. On la franchit parce que l’on ne peut pas faire autrement pour rentrer. C’est une ascension digne d’un col pyrénéen qui offre son relief dès le pied, ce qui fait qu’elle ne s’envisage pas de gaité de cœur. Laurent fut-il frappé par la majesté des lieux, où par une pente laissant s’épanouir une pente au delà des 10% ?... toujours est il que le rythme s’est notablement abaissé tout au long de ces six kilomètres. Malgré tout, une montée régulière et cadencée que seule la piqure d’un frelon de passage aurait pu perturber… mais vu le temps, il n’y avait aucun risque.

Mais cette gestion, nous a permis d’aborder les causses et le retour au sein d’un groupe de huit autres coureurs. Soit disant un plateau d’une vingtaine de kilomètre jusqu’à la descente finale. En fait, il faut plutôt s’imaginer sur une attraction de fête foraine, style montagnes russes (au pluriel bien sûr). La descente en fait c’est le rush final de votre montagne russe. Que du plaisir, sur un vrai tapis, une route très large, avec de bonne relance, où l’on peut facilement dépasser les 60 km/h sans pédaler. En bas, il ne vous reste plus que la légère remontée glorieuse dans le village de LA CANOURGUE et c’est ainsi que nous franchirons la ligne groupés en un peu plus de cinq heures.

Les conditions météos, les avanies, les débâcles, les défaillances à quelque niveau que ce soit, font parties des courses cyclistes et ne sauraient en aucun cas entamer la grandeur, le prestige et la qualité de cette « Lozérienne » et de ceux qui y ont contribué : « organisateurs, bénévoles, public et coureurs ». Il est vrai que nous n’avons vu que quelques spectateurs blottis au pied d’un arbre, sous un parapluie, dans l’encoignure d’une porte… ; mais leur ardeur à nous encourager était proportionnelle à celle que nous mettions à venir à bout de notre randonnée. Enfin, on ne dira jamais assez le courage, le mérite et l’amabilité des bénévoles qui en toute humidité ont jalonné notre périple, avec le sourire en prime.

Merci à Ludovic Valentin à sa famille et à toute son équipe pour leur accueil. Et comme l’an prochain, on nous a promis le soleil, nous reviendrons, mais ce coup-ci avec toute la caravane JP1C.

Jean-Denis Gely

                                                                                        Un beau chalet pour passer la soirée

Chalet

                                                                                        Prêt pour cette nouvelle aventure

JD LO

                                                                                      Départ en VIP svp

départ

                                                                                     Mais ciel que de pluie

JD

                                                                                      je suis KO KO KO

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                                                                                        Après le sport le réconfort

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samedi 1 mai 2010

Sur Les Routes Cathares "Un Team soudé"

Il y a des matins où tu n’as pas envie de prendre le vélo. Nuages noirs sur les Corbières, pluie à l’horizon, tu as envie que d’une seule chose ….. rester sous la couette mais une des grosses valeurs de ce Team est la motivation et le respect des invitations des organisateurs. L’objectif du jour est de rester ensemble pour préparer les prochains rendez-vous. Chacun se met au service de l’autre : son expérience, son envie, ses conseils et enfin motive l’autre. Notre « courage » est récompensé par une belle sortie de 150 kms avec de nombreuses aventures Nous allons ramasser 2 personnes dans un ravin, crever 3 fois, ramasser pas mal de « sans ami » sur la route pour former un peloton. Comme à chaque fois, nos roues sont bonnes à prendre, et ce ne sont pas nos copains Cristoliens qui diront le contraire. Après 5h15 de vélo, une bonne douche et le sandwich de l’organisation, il est temps de rentrer au chaud pour une fin de week-end en mode repos. Cette semaine, le temps ne s’annonce pas au top, alors les organismes vont en profiter pour se reposer un peu.

Nous remercions Julie, son papa, ses amis, tous les bénévoles pour leur accueil et leur disponibilité. Site officiel de la cyclo Sur Les Routes Cathares

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Chris

Paya

Pat Jean Lolo

dimanche 25 avril 2010

La Castraise

Sacré Team, on a pas fini d'en baver mais on a pas fini de rigoler avec cette équipe. Super journée, merci à tous et bravo à la mascotte du jour, Amélie qui nous tarde de retrouver, sur une nouvelle épreuve

Le binôme d'électro-Pat, à testé les casques féminins ainsi que les nouvelles chaussures spécial-Team, JPC1: détails au pied de Pat l'essayeur Belle tranche de rigolade, merci. Il fallait cela pour se mettre dans ce nouveau chantier

Bravo The boss et son bras droit pour ce moment de bravoure 145 bornes, sans entrainement, et sans trop de canne, fallait le faire Pas de jambes molles dans cette équipe, tout au mental , On ne regrette pas d'avoir signer pour en chier et tous en famille Bonne semaine à tous, et au prochain chantier. Marcel "l'aigle des Corbières"

Je félicite tous les membres du Team pour le superbe week-end que nous avons passé. Un GRAND BRAVO à Amélie qui en venant de balader à fini sur la 3ème marche du podium.

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dimanche 18 avril 2010

Un magnifique dimanche de vélo

La date du 19 avril était entourée en rouge depuis quelques semaines. Cette date n’a rien d’extraordinaire, si ce n’est le fait de pouvoir rouler au grand complet avec les membres du Team du sud. Ce matin manquait seul à l’appel notre Aigle des Corbières « Marcellou » qui, hier, participait à un brevet de 300 kms en vue d’une représentation casquée lors du prochain Bordeaux-Paris. Le départ à 7h15 était un peu frais. Le brouillard nous accompagnera pendant deux bonnes heures avant de gravir les premiers cols et se retrouver au dessus des nuages. Notre capitaine Payou nous avait concocté une sortie qui ressemble « étrangement » à notre prochaine cylo La Castraise. La première partie est réservée aux passages de nombreux petits cols casse pate. Les descentes sont également magnifiques. L’ambiance du Team est comme le temps, ensoleillée et chaude. La rigolade est là, ça chambre dur mais la solidarité règne en maitre. Les grimpeurs attendent en haut des cols et les plus « lourds » font les descentes (je parle de moi bien sur) En tant que Président, il fallait bien que je teste mon équipe alors j’ai appuyé un peu fort sur les pédales pour casser ma chaine et là comme d’hab. On aurait pu croire à une réparation par Jean mais ayant prit « un coup de béret derrière les oreilles » (expression chaire à notre Poulet) c’est Christophe qui une fois par an doit nous montrer qu’il n’a pas perdu la main. De nouveau sur la route, le Team ne pouvait pas passer devant un des beaux châteaux Cathares sans claquer la photo de la sortie. Merci à JD pour son magnifique talent de photographe. C’est maintenant l’heure de passer Tuchan pour un retour sur le plat avec une prise de relais par tous. En fin de parcours, face au Marin, les hommes les plus en forme permettront aux autres de rester dans les roues. Je tiens à remercier Pat, Tof, JD, Yannick, Le Poulet et Payou d’avoir emmener notre marathonien Christophe, Jean et moi qui sommes encore un petit peu court. Prochain rendez-vous le 24 avril à Castres.

Team Sortie

départ dans le brouillard

repare

sortie

dimanche 11 avril 2010

2 casqués à La 77

Félicitations à David et Yannick d'avoir évité tous les pièges de cette cylo. Chutes, mauvaises directions nos 2 casqués ont vécu un dimanche pas très agréable mais sont arrivé entier, c'est bien le principal.

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dimanche 4 avril 2010

La Roger Pingeon

Aujourd'hui ce n'est pas moins de 8 membres du Team qui se donnent rendez-vous au départ de cette cyclosportive qui s'annonce "difficile" . Vent, pluie additionné à 148 kms dont 1800 mètres de dénivelé positif rend le menu du jour chargé. Comme avant chaque départ convivialité et sourire sont présent. Une fois de plus les tenues ne laissent pas indifférentes et le message passe. Le chronomètre affiche 4h et plusieurs minutes, tous les membres du Team sont allés au bout d'eux même pour franchir cette ligne d'arrivée qui a mis du temps à pointer le bout de son nez. Félicitations à JD, au Poulet, Tof, Pat, Christophe, Payou, Yannick, Marcelou. Nous vous donnons rendez-vous le 25 avril pour la 10ème Ronde Castraise

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samedi 3 avril 2010

1ére victoire du maillot casqué

C’est avec bonheur qu’aujourd’hui Eric Leblacher à franchi la ligne d’arrivée de la cyclo La Coulanaise Vallée de la Sarthe. Nous sommes fier de le compté parmi nous et nous le remercions pour son soutien.

Lire le compte rendu de la course d’Eric sur son blog ici 006.JPG

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dimanche 28 mars 2010

La Corima Drôme Provençale

La Corima sonne comme le 2éme rendez-vous pour le Team. En fait c’est avant tout une grande première car la Tente Casquée est également partie prenante du week-end. L’organisation met tout en ouvre pour que notre action soit le plus visible possible. Nous seront donc en bout de village exposant mais au milieu de l’allée. De nombreuses personnes sont venus nous rendre une sympathique visite. Merci aux membres du Team « ne jetez plus » ainsi que ceux du Team Ekoï et tous les autres pour votre soutien. La journée est donc une fois de bénéfique à notre action. Il est maintenant tant d’accrocher les dossards aux maillots. Ce rituel se fait dans les chambres de notre hôtel à Montélimar. Jean se charge de régler le vélo de Yannick pendant que notre Poulet national organise son planning du lendemain. Dimanche, l’heure est à l’échauffement, nous sommes tous prêt pour le départ de cette première édition de la Corima. Nous prenons le temps de faire une photo devant la ligne de départ avec nos ami(e)s du Team « ne jetez plus » et le départ est donné. Chacun à son rythme avec ses jambes du moment parcourt les 138 kms d’un itinéraire dessiné dans de magnifiques paysages, la Drome est belle à cette époque de l’année. Voilà tout le monde est rentré à bon port, il est temps de se restauré avant de reprendre la voiture. Une chose est sur nous serons présent lors de la 2ème édition. ''Résultats et photos ici'' Le regard est maintenant tourné vers le week-end prochain et la Roger Pingeon.

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samedi 20 mars 2010

1ère grimpette

Tiens voilà les premiers cols de la saison. 3 compères de la Team sont allés s'amuser derrière Amélie les Bains (66) ARES__50__.jpg

dimanche 7 mars 2010

80 kms de Narbonne

Comme chaque année à cette date, les Randonneurs Narbonnais organisent un des 1er rendez-vous de l’année avec une belle sortie de 80kms. La partie « sud » du Team casqué est venu honorer ce rendez-vous et remercie les Randonneurs Narbonnais pour leur sympathique accueil. Team Narbonne

dimanche 28 février 2010

Ballade dans le 66

Etant rentré très tôt le matin ce dimanche du congrès National du cyclisme à Paris, nous avons roulé l'après midi sur les routes des Pyrénées Orientales. LES_TROIS.jpg

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